feel the butterflies | pv: madeline

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

le Mer 6 Déc - 18:53

feel the butterflies
feat madeline steel
T'avais eu du mal à te lever ce matin. Faut dire que tu avais travaillé hier jusque deux heures du matin. T'avais commencé en cours d'après-midi, comme toujours, pris ta pause durant le concert, pour ensuite tout remballer une fois les artistes sorti de scène. Malgré ces horaires particulières, ce n'était pas un métier qui te déplaisait, loin de là. Au moins, ça te permettait de ne pas sortir tout les soirs te mettre une tête, et puis t'avais tes grasses matinées. T'adorais cet avantage, parce que les grasses matinées et toi, s'était l'amour passionnel. C'est pourquoi ce matin, le réveil avait été plus que douloureux. T'auras bien balancé ton téléphone et continué ta nuit, mais tu t'étais engagé, tu pouvais pas faire ça. Alors tu t'étais levé, prenant un bon moment pour émerger, te baladant à moitié à poil dans ton appart, un café à la main, un beignet dans l'autre. Quelle idée t'avais eu... Ton seul jour de repos, tu te levais le matin pour aller... Travailler. Mais ce n'était pas rien après tout. Ce tremblement de terre, tu l'avais vécu, t'avais vu les ravages qu'il avait fait et tu voyais encore les dégâts lorsque tu sortais. Il fallait bien nettoyer tout ça, arranger ce pays si beau et aller de l'avant, sans avoir à se taper tout les jours la vue de tout ces rochers, voitures cassées, arbres tombés, qui nous rappelais cette journée si effrayante et affreuse. Alors t'avais fini par te préparer, t'habiller d'un simple jean taille haute et d'un débardeur noir aux motifs roses, pour sortir et te rendre à cette fameuse journée nettoyage. Qui sait, cette journée allait être sympa.

Mais ça, t'avais vite cessé de le penser durant la matinée. Tu t'étais inscrite à ce regroupement de bénévoles en pensant bien faire, tu te disais que tout le monde serait de bonne humeur à rendre leur ville toute aussi belle qu'avant et effacer ces mauvais souvenirs. Mais non. Tout le monde était sombre, silencieux, encore touché par les événements ou regrettant juste de s'être engagé un dimanche. Tu n'avais parlé à personne ce matin, car aucun des bénévoles ne venait vers toi, et toi t'osais pas faire de pas, vu l'expression sur leur visage qui montrait bien qu'ils n'étaient pas d'humeur à faire copain-copain. Par contre, on te regardait parfois. Faut dire que tu passais pas inaperçu avec tes cheveux bleus. Et ce genre de regard, même si t'en avais l'habitude, aujourd'hui, ça te faisait soupirer. Généralement, ce genre de mission devait être solidaire et bonne ambiance non? Ca te fatiguait un peu. Alors, lors de la pause de midi, t'avais laissé tout le monde et t'étais parti t'acheter de quoi manger, revenant avec un sandwich et de quoi boire, déjeunant tranquillement dans ta voiture. Seule. T'aimais pas ça, t'étais du genre très sociable, mais là... Les autres te blasaient presque. T'avais passé toute la pause dans ta voiture violette, une 208, presque neuve, que tu avais pu payer grâce à l'argent de ton travail et un peu d'aide de ton père, pour ton anniversaire. T'étais fière de cette voiture, originale comme toi.
L'heure passée, t'était sorti de ta voiture pour te préparer à reprendre le travail. T'attachais tes cheveux bleus, posant tes lunettes sur ta voiture en attendant, puis t'avais récupéré ta veste à l'arrière, vu le temps qui s'était assombri et refroidi durant cette pause ennuyante. Décidément, cette journée promettait d'être longue. T'étais retourné rejoindre le groupe en prenant soin de jeter les emballages de ton déjeuner à la poubelle, soufflant en retrouvant tout ces gens qui ne voulaient pas être ici.
En reprenant le travail, tu te rendais compte que tu avais cet étrange mal de crâne qui arrivait peu à peu. Un mal de crâne désagréable, que tu connaissais. Mais t'arrivais plus à savoir d'où ça te venais. Jusqu'à ce que quelqu'un finisse par te fixer plus que d'habitude. Une femme de la quarantaine, grande et rousse, un peu prout prout. T'essayais de pas faire attention, mais elle finissait par t'accoster. "Excusez-moi mademoiselle, permettez moi de vous dire que vous avez des yeux magnifiques." Elle te souriait, agréable. "Ah, merci, c'est gentil." Et elle te hochait la tête avant de retourner à ses occupations. Et là tu tiltais. Ouais... T'avais pas tes lunettes. Tu t'empressais de fouiller tes poches, passer ta main sur ta tête au cas où tu les aurais mises de cette manière. Mais non. Alors t'étais retourné dans ta voiture. Tu fouillais d'abord ton sac, rien. Puis ta voiture entière; vide poche, sur les sièges, sous les sièges, dans le coffre... Rien. Merde... Tu les avais perdues? Et tu sentais ce mal de crâne s'amplifier de plus en plus. De tes yeux vairons, t'avais un oeil plus faible que l'autre, alors tu devais porter ces lunettes adaptées pour certaines tâches qui te demandaient une certaine concentration visuelle, le travail en faisant partie. Sur le coup, t'étais tentée à laisser tomber et partir. T'allais pas te torturer pour des gens aussi désagréables. Mais tu faisais pas ça pour eux au final... C'est ça qui t'avais motivé à retourner avec eux. Mais plus temps passait, plus le mal de crâne te prenait. La fameuse rousse t'avait gentillement donné un cachet pour la tête, mais il ne fonctionnait pas. Tu t'arrêtais parfois quand ça te prenait trop, un petit instant, pour passer ta main sur tes yeux que tu fermais, ou passer ton front. Tu te disais qu'en fait, t'allais pas tarder à partir, au moins pour avoir encore un peu de force pour pouvoir conduire jusque chez toi. Mais... Se serait dommage que tes lunettes tombent du dessus de ta voiture sur la route du retour...
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Mer 6 Déc - 22:44


Feel the butterflies
madeline & jill

La terre ne tremblait plus mais tout semblait nous indiquer que le séisme était toujours présent. Je partais tôt ce matin pour rejoindre un groupe de bénévoles. Je n’avais jamais aidé les autres après un tremblement de terre mais celui-ci m’avait marquée plus que les autres. J’avais envie d’aider à reconstruire notre si jolie ville. Tout était devenu triste et sinistre ces derniers jours, nos beaux arbres étaient couchés, des immeubles étaient tombés, des voitures étaient encore sur le dos et des débris un peu partout nous ôtaient l’envie de rire. C’était comme si on avait enlevé sa joie de vivre à Wellington. Il n’y avait que la mer qui avait repris son train quotidien, aussi féroce et fougueuse que toujours. Je m’étais assurée que tout le monde autour de moi n’aie rien, seul mon frère s’était brisé la cheville et avait éccopé de quelques bleus, rien de bien grave en soit. Je ne voulais même plus déménager et quitter notre maison. L’évenement m’avait assez bien rappelé la valeur de la famille et j’aimais désormais mon frère d’avantage tous les jours. Il était mon point d’ancrage, mon meilleur ami et mon confident.
Nous étions à vue d’œil une trentaine ou une quarantaine et je repérai à son arrivée une bénévole aux cheveux bleus. C’était bien une des seules choses que je n’avais jamais modifié sur mon corps, mes cheveux. Elle avait une chouette voiture violette qui me fit sourire.
Nous étions de tous les âges et il y avait environ autant d’hommes que de femmes. L’ambiance n’était pas à la rigolade, loin de là. On sentait le poids qui pesait sur nos épaules à tous, beaucoup avaient péri. Je ramassai comme les autres les débris sur le sol, un sac poubelle à la main. Le temps ne me parut ni long, ni court. J’étais absorbée par le grand nettoyage. Il y avait de l’entraide, certains semblaient être venus à deux, parfois à trois, mais je sentais aussi du jugement dans le regard des autres. J’y étais habituée et n’y prêtais pas plus attention que ça. J’étais venue pour aider, non pas pour me disputer avec les autres et me soucier de leur opinion. J’étais contente d’avoir mes bottines Timberland rouges au pied, j’étais à l’aise et ma cheville ne risquait pas de vriller au milieux de tous les déchets.
A midi, nous prîmes tous une pause. J’étais toute seule, Cole était partis chez nos parents pour s’assurer qu’ils aillent bien et pour les rassurer. Je me dirigeai vers un bar à salades et eut un pincement au cœur en passant devant une boutique pour gamins. J’y avais acheté mon dernier cadeau à Erihel juste après notre dispute, un ours au peluche qu’elle avait accepté en pleurant. Mais je me forçais à ne pas y penser et bientôt j’étais à table avec une salade césar. J’étais particulièrement pensive ce jour là, probablement à cause de l’ambiance lourde qui régnait partout. Je finis par payer ma note et rejoingnai les bénévoles que j’avais quittés une heure avant.
Je repris le travail fatiguée par la digestion, mais toujours motivée. J’avais hâte que tout soit nettoyé et remis en ordre, que tous le monde ait à nouveau le sourire et que ce drame soit derrière nous tous. Bien que, j’en étais sûre au fond, il restera à jamais dans la mémoire collective. Un séisme d’une si forte intensité en période de Noël, comment oublier ? Mais j’étais dans tous les cas déterminée à le mettre dernière nous. Je n’en pouvais plus de toutes ces journées si tristes ou personne ne sourit ni ne rit.
En ce début d’après midi, le temps commençait à se couvrir et je regrettais de ne pas avoir consulté la météo avant d’être partie ni d’avoir prévu un pull pour me réchauffer. Je ne me dégonflais pas pour autant, probablement que les nuages allaient s’en aller. Je regardai malgré moi la bénévole aux cheveux bleus de temps en temps, elle me faisait un peu penser à moi. Elle avait l’air en moins bonne forme que ce matin et avait passé un quart d’heure à fouiller dans ses affaires personnelles, un peu paniquée. Je me relevais bien droite après deux heures de travail pour étirer mon dos et mes bras et en profitai pour regarder autour de moi. Elle était toujours là, à se frotter les yeux et le crâne depuis que nous avions reprit. Elle n’avait pas ses lunettes qu’elle avait ce matin et je compris ce qui n’allait pas. Je regardai autour de nous à la recherches de ses verres quand soudain je crus les apercevoir sur sa voiture repérable à des kilomètres. J’avais l’impression d’y aller un peu fort, craignait qu’elle me prenne pour une stalkeuse, mais elle avait l’air si mal que je m’approchai d’elle, mon sac poubelle toujours en main. Je me raclai la gorge pour qu’elle s’aperçoive de ma présence avant de lui dire« Tu chercherais par tes lunettes par hasard ?» Je lui souriais, pleine de bienveillance et quand elle me répondit, je lui dis « C’est ta voiture la violette non ? Il y a des lunettes dessus. » Il y avait quelque chose chez elle qui donner envie de sourire outre mesure.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Jeu 7 Déc - 13:49

feel the butterflies
feat madeline steel
Mais comment t’avais fait ton affaire ? Tu ne perdais jamais tes lunettes. D’accord, t’avais vite arrêté tes études, mais ça ne voulait pas dire que t’étais idiote. Au contraire, t’avais plutôt une bonne mémoire et tu perdais des lunettes une fois dans l’année à tout casser. Cela dit, vu l’ambiance particulière de la journée, s’était pas surprenant que t’avais la tête ailleurs. Et ce mal de crâne, il devenait de plus en plus insupportable, l’idée de rentrer te tentant de plus en plus, car tu avais une paire de rechange à l’appart. Mais t’avais d’abord fait une pause, t’arrêtant de fixer le sol à ramasser les débris et les déchets, te redressant pour plutôt fermer tes yeux, massant ton front et tes tempes. Tu connaissais bien cette douleur, c’est bien pour ça que tu avais toujours tes lunettes avec toi.
Mais cette petite pause fut interrompue par un raclement de gorge qui te faisait ouvrir les yeux. Tu voyais alors cette jeune femme devant toi. Elle était… Impressionnante. Ses tatouages, toute ces modifications, s’était fascinant et beau à la fois. T’étais d’une grand ouverture d’esprit, et ces choses-là était loin de te dérange. Au contraire, si t’avais pas cette phobie des aiguilles tu savais que tu aurais beaucoup plus de tatouages que ces deux petits sur tes avant-bras que t’avais en étant bien imbibée en soirée. Assez pour en oublier ta phobie. Tu te disais qu’elle devait être vraiment courageuse, toi t'avais déjà des tas de regards rivés vers toi par tes cheveux bleus et ton style particulier, elle, ça ne devait pas être facile tout les jours. On était dans une société si coincée et à l’esprit étroit… Tu lui souriais, malgré ta douleur. Faut dire qu’elle avait son charme. Tu riais même intérieurement; enfin quelqu’un d'autre avec des yeux différent, à sa manière. « Tu chercherais par tes lunettes par hasard ?» Tu riais à cela. « Ca se voit tellement, que j’suis en galère ? » Vu comme tu avais retourné ta voiture pendant un bon quart d’heure toute à l’heure, s’était clair que oui. « C’est ta voiture la violette non ? Il y a des lunettes dessus. » T’écarquillais les yeux à cela -t’étais tellement expressive- et puis tu te retournais vivement, regardant ta voiture au loin. Et en effet, il y avait bien tes lunettes dessus, la lumière du ciel reflétant aux carreaux. En les voyant, t’écrasais la paume de ta main sur ton front, peut-être même un peu trop fort, tellement tu te fatiguais toute seule. « Mais non, j’ai pas fait ça… » Hé si. Et heureusement que cette jeune femme était venu te le dire, parce que t’aurais été capable de rentrer en les laissant là. Tu les aurais vraiment perdues pour le coup. Tu commençais alors à filer vers ta voiture, posant ton sac poubelle et ta pince au sol. « Je… Je reviens, attend ! » Tu courrais presque vers tes quatre roues, te sentant plus que conne. Tu les récupérais en vitesse, et tu revenais, un peu essoufflée, mais soulagée, et encore plus lorsque tu remettais les carreaux sur ton nez. Tu soupirais même, en sentant directement la différence. « Ah, merci… J’ai vraiment été débile de les laisser là, et de pas les voir surtout. » S’était elle l’œil de lynx, ou toi la taupe ? En tout cas, tu lui en étais vraiment reconnaissante. Mais contrairement à la dame rousse que tu avais vite oubliée malgré ce cachet qu’elle t’avait donné, cette fille là, t’avait pas envie de la laisser et tracer ton chemin. Alors tu lui souriais. « J’suis Jill. Et toi, Œil de Lynx ? »  T’avais ce don de laisser les différences de côté. Au contraire, t’adorais les personnes qui sortaient du moule. Alors les seule fois où ton regard divaguait vers ses tatouages ou modifications, s’était pour les admirer.
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Jeu 7 Déc - 18:05


Feel the butterflies
madeline & jill

Elle avait rit à ma question et m’avait fait sourire. J’étais heureuse d’entendre quelqu’un rire. J’en avais marre des pleurs, des regards tristes et du silence pesant. Et son rire était presque contagieux, adorable et communicatif. Elle avait un accent britannique à caquer, comme celui des gens à Londres quand j’y étais avec Drake. Je lui indiquai l’emplacement de ses lunettes et ses deux yeux s’écarquillèrent ; elle était tellement pleine de vie, ca se voyait tout de suite. Elle jeta un regard vif à sa voiture avant de mettre sa main sur son front. Je ris à mon tour, elle était adorable. Elle bégaya un moment avant de s’en aller à sa voiture récupérer ses verres. Je souris « Va, va. » Elle courru comme une folle, manqua de trébucher quelques fois et revint vers moi, essoufflée. Mon sourire n’avait pas quitté mes lèvres. Ses lunettes lui donnaient l’air d’une étudiante. Elle me dit son prénom et je la regardai quelques instants. Nos regard s’échangèrent, elle me regardait aussi. Moi j’observai les détails de sa peau, la lumière dans ses cheveux bleus, et son sourire adorable. « Mad. Enfin Madeline, mais tu peux m’appeler Mad. »  Je lui souris un instant avant de reprendre ce pourquoi j’étais venue ; ramasser les débris par terre.
Je restais pas très loin d’elle et lui parlais un peu de tout et de rien, mais rien de très personnel. « Tu trouves pas l’ambiance horrible ? La façon dont les autres se regardent, cette mine si triste, ça me… ça me… je sais pas, mais j’aime pas. » Tout à coup je me sentais moins seule. Je ne sais pas si c’était son accent si prononcé ou son sourire, mais je me sentais plus légère. On continua à nettoyer la ville peut-être une ou deux heures ensemble. Il y avait de tout, de la brique, des sachets, de la pierre, des choses même que j’étais incapable de reconnaître. Je dus changer de sacs à plusieurs occasion parce que les miens devenaient si lourd que le plastique commençait à céder. Je me sentais si bien que je me surpris même à chantonner plusieurs reprises. Je pris plusieurs pauses pour fumer ; j’avais ralentit l’alcool et mis une croix sur les drogues dures, mais c’était inconcevable pour moi d’arrêter le tabac. Je profitais même de ces pauses pour me moquer d’elle quand elle avait du mal à ramasser les objets les plus lourds ou même des fois quand elle trouvait des objets bizarres.
Je remplis beaucoup de sacs de choses bonnes à jeter, tant que le temps passait vite. Les nuages avaient profité de mon inattention pour se répandre partout dans le ciel, et la température s’était mise à drôlement chuter. Je me frottais les épaules pour me réchauffer et jetai des regards inquiets au dessus de nous. Je commençai à me dire que je ferai mieux de rentrer, oubliant ma bonne humeur ; la voûte céleste ne faisait que d’être de plus en plus menaçante. Je me mis à tressaillir aux moindres bruits, redoutant l’orage et me battais contre cette petite voie à l’intérieur de moi qui me disait de m’en aller. Je lui disais que je n’étais pas venue pour abandonner les autres en plein nettoyage, qu’il fallait que je reste, pourtant je crois que me battre contre cette voix me fatiguait. Je n’étais plus toute à fait attentive à ce que je faisais et oubliais de ramasser le plus gros des débris. Je me mis à regarder autour de nous, en quête d’un possible abris au cas où l’orage se déclarait. Il y en avait partout, des maisons écroulées à cause du tremblement de terre, des immeubles entier vidés à cause du risque d’effondrement et des magasins aux vitrines explosées. J’avais inconsciemment arrêté d’écouter Jill, bien trop concentrée sur mes craintes. J’avais si peur que l’orage se déclare, j’avais toujours eu tellement peur de ces bruits sourds et de ces éclairs blancs. Aussi loin que je m’en souvienne, j’en avais toujours eu une peur panique.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Jeu 7 Déc - 23:04

feel the butterflies
feat madeline steel
Elle se présentait, tu l’écoutais attentivement. « Mad. Enfin Madeline, mais tu peux m’appeler Mad. » T’avais pas pu t’empêcher de lui sourire. Le jeu de mot était sympa. « Enchantée, Mad. » T’avais beugué un peu sur le moment, à la regarder reprendre le travail, alors que toi tu restais figée. Mais lorsqu’elle reprenait la parole, tu te rendais compte que t’étais en train de rester à la fixer sans rien faire. S’était quoi ça ? Tu te remettais vite au boulot, l’air de rien, espérant qu’elle n’avait pas remarqué. « Tu trouves pas l’ambiance horrible ? La façon dont les autres se regardent, cette mine si triste, ça me… ça me… je sais pas, mais j’aime pas. » « Ouais… Ca m’a mise mal à l’aise toute la matinée, j’ai cru que j’allais mettre les voiles pendant la pause. Je sais pas, je dois pas voir comme eux, j’me dis qu’on devrait être content que ce soit terminé, qu’on soit capable de faire tout ça, parce qu’on aurait pu mal finir… Tu crois pas ? » D’ailleurs, t’avais encore un peu mal au dos, et les bleus sur ton dos prouvaient bien que t’avais de la chance d’être ici. Et puis tu te mordais l’intérieur de la joue. T’espérais ne pas trop parler. Mais en même temps, t’avais pas décroché un mot de toute la journée, ça te faisait du bien de pouvoir enfin sociabiliser avec quelqu’un ici. Et par chance, t’étais tombé sur la personne la plus intéressante et… Adorable ? Ouais, cette façon qu’elle avait de parler, son regard et son corps frêle, ça lui donnait cet air de chaton. A tes yeux en tout cas.
Et vous aviez travaillé une bonne heure et quelque ensemble. S’était tellement plus agréable, de pouvoir discuter avec quelqu’un, et rire aussi. Le temps passait beaucoup plus vite, tu ne regardais plus ton téléphone pour savoir l’heure. T’as dû le faire une fois, et justement, t’avais été surprise de voir qu’une bonne heure était passé. T’étais contente d’avoir une si bonne compagnie pour le coup, sans mal de crâne. Rien à voir avec ce matin, qui t’avait paru interminable et pesant. T’en avais trouvé des objets étranges en effet. Une manche de manteau, un serpent en plastique, un bois de cerf même, et un dé rose et noir… Pas fait pour jouer au yams visiblement. Mais ce dernier t’avait tellement amusé, que tu l’avais glissé dans ta poche. Comme souvenir sur ta table de nuit, se serait pas mal. Et qui sait, il pourrait servir. Toi, tu ne fumais pas. Ca ne t’avait jamais vraiment attiré, tu trouvais ça inutile. Ca surprenait souvent les autres, d’apprendre que tu n’avais jamais touché à aucune drogue. Parce que tu voyais les ravages que ça faisait, et ça ne te disais rien. L’alcool te suffisait pour t’amuser, au moins, s’était légal et/ou ça ne te ruinait pas. Mais ça ne te dérangeais pas que les autres fumait. Justement, parce que s’était légal, et s’était leur problème si ils noircissaient leur poumons. S’était pas ton genre, de te mêler de la vie des gens, et vu le nombre d’amis fumeurs que tu avais, t’avais pris l’habitude. Ton père aussi fumait, alors les vêtements qui sentaient le tabac, ça ne t’as jamais vraiment dégouté.

Et puis le temps s’était soudainement couvert davantage, le vent devenant plus froid lui aussi. T’étais bien contente d’avoir prévu le coup et d’avoir enfilé ta veste en jean à capuche. Mais t’avais presque envie de la refiler à ta nouvelle connaissance quand tu la voyais se frotter les épaules de froid. Et d’ailleurs, parlant d’elle, tu la voyais de plus en plus étrange. Ses réponses passaient de rapides, à des hm, puis… Rien du tout. Elle devenait totalement absente, et faisait le travail à moitié, comme si elle ne voyait plus ce qu’elle faisait. Tu voyais bien qu’elle n’avait pas eu un coup de fatigue ou juste de flemme de faire des efforts. Quelque chose n’allait pas. Lorsqu’elle regardait autour de vous, t’avais fait de même pour essayer de comprendre ce qu’elle regardait ou cherchait. Mais finalement, t’avais pas pu t’empêcher de t’approcher d’elle, posant doucement ta main sur son épaule. « Hé, ça va.. ? » Et à peine ta question posée, que tu sentais une goutte te tomber sur le nez. Puis une autre, et une autre, jusqu’à ce qu’une averse commence réellement à tomber. Tout le monde commençait à laisser leurs sacs et aller se mettre à l’abri, d’autres ne cherchaient et prenaient leurs voitures pour s’en aller. Toi t’avais regardé la tienne, bien trop loin dans ce parking, comparé à cette maison abandonnée à quelque mètre de vous. Tu retirais alors tes lunettes, dont les goutes t’aveuglais, les rangeant cette fois-ci soigneusement dans la poche intérieure de ta veste, puis tu mettais ta capuche, avant de t’adresser à la tatouée. « Viens, on va se mettre à l’abri, suis-moi ! » Et tu sursautais, en entendant un premier coup de foudre. « Viens, vite ! » Tu prenais son bras et l’aidait à te suivre, courant jusque cette maison dont tu poussais la porte le plus vite possible pour y entrer à l’intérieur. L’intérieur était glauque, encore plus que si la maison était en ruine. Parce que tout ce qu’il y avait, s’était des meubles cassés ou au sol, un trou au plafond et une flaque immense au milieu de ce que tu pouvais deviner être un salon, sinon… S’était presque en bon état. Les couleurs de la tapisserie étaient encore là, le sol n’était pas si sale à part la poussière et les débris, on voyait ben que la catastrophe était loin d’être ancienne… T’étais essoufflée, retirant ta capuche, tes cheveux étaient secs par chance, sinon t’aurais du bleu partout sur les épaules. L’inconvénient des couleurs… Mais t’y avais pas pensé longtemps, car très vite, tu regardais la jeune femme avec toi. « Tout va bien.. ? » Elle avait l’air… Encore plus mal ?
☾ anesidora
[/quote]

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Ven 8 Déc - 15:43


Feel the butterflies
madeline & jill

J’aquiescai à sa réponse. C’était surtout que toute cette tristesse environnante était pesante. Je voulais juste voir et entendre des rires et des sourires ; j’étais las de les entendre pleurer. Je me battais corps et âme pour garder la tête hors de l’eau, et j’avais l’impression qu’on faisait exprès de m’enfoncer avec toutes ces mines tristes. Il n'y en avait pas un seul pour crier hourra, pour nous dire à tous que tout allait bien, que le plus dur était derrière nous. Et ça me renvoyait à Erihel, à Austin, à tous ces mauvais penchants que j’avais. Je voulais juste sortir la tête de l’eau.
Jill n'était pas comme eux. Elle avait toujours cette bonne mine et cette bonne humeur contagieuse. Je me sentais légère et même en ramassant les débris, je ne pensais plus à tout ce qui venait de se passer. Le reste de l’après-midi était passé si vite. Je m’étais même surprise à rire, j'étais tellement contente de faire tout ça avec elle. Et puis petit à petit, les nuages prirent ma bonne humeur, effacèrent mon sourire et me remplirent d’angoisses. Je n’écoutais plus Jill, lui répondais à peine et jetais des regards inquiets en direction du ciel. Je sentis une boule se former dans mon ventre, petit à petit, tirant sur mon dos, écrasant mes intestins, et mes muscles se crispèrent tous un à un, si bien que je les sentais chacun se tordre sous ma peau. La pluie tomba, d’abord fine et légère, puis de plus en plus drue. Les nuages pendaient bas dans le ciel. Je répondis à Jill par un simple « Mh. » Je m’étais mise à trembler sans m’en rendre compte. Tout ce que je voyais c’était les nuages noirs menaçants et tous ces gens qui s’en allaient en courant. Ils avaient pour la plupart laissé leurs sacs sur place et nourrissaient sans qu’ils s’en rende compte mes angoisses. Je me demandai si l’orage était prévu, s’il allait être violent, si j’allais être seule, si j’étais la seule à ne pas avoir été prévenue. J’avais l’impression qu’on resserrait des étaux tout autour de mon corps. Même dans l’air, il y avait tant de pression, comme si l’air même menaçait d’imploser. J’étais crispée, tendue dans chaque muscle, et je regardai Jill, perdue, affolée à la fois. Elle venait de mettre sa capuche et de retirer ses lunettes. J’étais frigorifiée car le vent s’était levé et soufflait avec une force inouïe. Des débris volaient, surtout les plus légers, des morceaux de papiers, des vêtements, des feuilles d’arbre. Et à peine elle m’avait proposé de trouver un abris que le tonnerre se mit à rouler furieusement dans le ciel avant qu'il ne soit pourfendu par un éclair blanc. Je sursautai. Des sueurs froides me firent suer, si bien que je sentais une goutte perler sur mon front, ou peut-être était-ce la pluie. Jill me prit le bras soudain et m’intima de la suivre. Je m’éxecutais tout de suite et suivi sa tignasse bleutée.
Elle m’emmena à l’intérieur d’une maison vide au sol inondé d’eau de pluie. Je regardai par la fenêtre le grand immeuble en face nous. Ses contours brouillés étaient hachurés de pluie, le rendant presque opaque. La pluie faisait un bruit moucheté et les éclairs se reflétaient dans ses vitres. Mon poil était hérissé, et je bougeai nerveusement mes mains, enfouissant à chaque coup de tonnerre ma tête entre mes épaules. Il me sembla que Jill me parlait mais j’étais incapable de l’entendre. Le seul son qui me venait était celui produit par les battements de mon cœur. Je les entendais si fort que j’avais l’impression d’avoir mon oreille contre. Au fond, ça me rassurait de me savoir plus bruyante que l’orage. « J’aime pas les orages. » Ma voix se faisait le reflet de comment j’étais à l’intérieur, terrorisée. « On ferait mieux de rentrer. » J’enfonçai mes mains dans mes poches pour m’empêcher de trop les agiter. Mes yeux étaient presque larmoyants maintenant. A chaque fois que le tonnerre grondait, j’avais l’impression qu’il me disait « Je vais t’avoir. » et puis j’entendais sa rage pourfendre le ciel, qui me glaçait le sang. J’avais presque envie d’être morte, je me disais que si j’étais décédée pendant ce tremblement de terre je n’aurais pas à subir la vengeance du ciel. Mon pouls avait largement augmenté et j’avais du mal à respirer. Je regardai Jill et pris sa main chaude pour me rassurer ne serait-ce qu’un peu. Je regrettai que Cole soit partit, j’avais envie qu’il me prenne dans ses gros bras et qu’il me rassure. Il avait tellement l’habitude de ma phobie qu’à force il avait les mots pour me calmer.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Ven 8 Déc - 18:44

feel the butterflies
feat madeline steel
Tu ne la connaissais pas, alors tu ne réalisais pas à quel point elle était dans tout ses états. Mais tu te rendais bien compte que quelque chose n’allait pas. Tu la regardais, un peu perdue, ne sachant pas quoi faire.  Tu la voyais bouger ses mains n’importe comment, regarder partout, cacher son visage. Après tout, chacun réagissait différemment face à ses phobies. Toi, devant une aiguille, tu gueulais juste, et tu fuyais. Les médecins te haïssaient. « J’aime pas les orages. » Tu pouvais enfin faire le rapprochement, et comprendre. Et tu réalisais, au second coup de foudre, qu’elle devait être vraiment mal en fait. Tu comprenais bien, vu ses réactions, que ce n’était pas juste une question de préférence, mais bien de peur. Et puis elle te rajoutait : « On ferait mieux de rentrer ? » Tu regardais par la porte ouverte de la maison à cet instant, puis t’allais t’empresser de la fermer, isolant un peu plus le bruit dehors. « T’es vraiment en état ? » Tu savais que non. Au pire, tu la ramènerais. Mais pour quoi, ensuite ? Qu’elle se retrouve peut-être seule chez elle et reste dans le même état ? T’étais pas capable de faire ça, même si tu ne la connaissais pas, t’avais ce petit pincement au cœur pour cette fille, et tu voulais qu’elle aille mieux. Mais tu ne savais tellement pas quoi faire sur le coup...

Tu la voyais tremblante, à sursauter à chaque coup de foudre. Et il y en avait. Ce genre de chose, t’y connaissais rien. Toi-même, t’avais pas ce genre de phobie que tu croisais souvent, toi il te suffisait de partir, ou quand t’avais pas le choix, tu regardais ailleurs et tu gueulais toute les injures possibles en allemand. Quant à tes amis, tes proches, aucun n’avait ce genre de peur non plus. Ta mère s’était les serpents, un de tes potes détestait clowns. Rien à voir, alors t’était totalement paumée. Du moins, jusqu’à ce qu’elle te regarde avec ces yeux larmoyants, et prenait ta main. Cette fille dont tu avais adoré le sourire et la douceur il y a quelques instants, elle était maintenant devant toi, les larmes aux yeux, si mal. T’arrivais pas. Et tu comprenais alors qu’il n’y avait qu’une chose qui pourrait l’apaiser. C’est comme ça que tu l’avais prise dans tes bras. Tu te disais tant pis, si jamais elle te repoussait. Mais si ça pouvait lui faire du bien, au moins, t’aura tenté, parce que tu pouvais au moins faire ça. T’entourait tes bras autour d’elle, la gardait contre toi. Tu la sentais froide, tremblante. T’essayais de la réchauffer au passage en frottant son dos de tes mains. « Ca va, ok.. ? » T’avais la voix basse, douce, et réconfortante. T’étais comme ça, le cœur sur la main. T’étais loin d’être ce genre de personne qui aurait fuit en voyant la jeune femme comme ça, ou pire ; qui l’aurait jugé. Tu comprenais, un peu. Tu savais que dans un moment pareil, fallait pas rester seule. « Respire, tranquillement… J'suis là. » Tu faisais de ton mieux pour l’apaiser. T’avais tout ton temps pour ça, et il était hors de question de voir des larmes couler sur son visage. Elle était trop belle pour ça. Son sourire était trop beau.
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Lun 18 Déc - 19:53


Feel the butterflies
madeline & jill

Je haussai les épaules, le regard perdu dans le vide. J’avais juste envie de me réfugier dans les bras de Cole à la maison. J’avais besoin qu’on me rassure, qu’on me dise qu’on est là pour moi. Je tremblais de tout mon corps, et des larmes s’étaient mises à perler de mes yeux. J’étais frigorifiée, tous les poils de ma peau s’était levés, prêts à mener la bataille. Je ne claquai pas des dents, mais ma mâchoire était si serrée que j’avais mal. Chaque roulement dans le ciel, chaque flash blanc me faisait sursauter. J’étais si focalisée sur ce que je voyais dehors que j’en avais presque oublié Jill qui pourtant était là pour moi.
Mon regard se posa sur elle lorsqu’elle ferma la porte de la maison. Désormais, les grondements du ciel étaient assourdis. Une part de moi était soulagée de ne plus les entendre, mais une autre était inapaisable. Je regardai ses yeux et me faisait force pour ne pas dévier vers les fenêtres et je pris sa main dans la mienne d’instinct. Elle m’enveloppa alors d’une chaleur douce qui faisait du bien, qui s’immisca petit à petit autour de mes doigts, de ma main puis de mon poignet. Bientôt, sans que je ne m’y attende, elle me prit dans ses bras et toute sa chaleur vint m’entourer. Elle était douce, tendre, réconfortante. Le temps de quelques secondes, j’eus l’impression que le temps s’était arrêté ; les grondements n’étaient qu’un faible bruit derrière moi et le parfum sucré de ses cheveux avait remplacé l’odeur de la pluie. Je ne voyais plus le ciel gris, et quand le temps reprit son cours et que le ciel se mit à hurler une nouvelle fois, je la serra contre moi. Ma peur était toujours présente, mais ce n’était plus la même, elle n’était plus aussi intense. Je ne pensais même pas au fait qu’une presque inconnue me serrait dans ses bras ; j’en profitai même pour trouver du réconfort.
Dans l'espace de quelques minutes, mes tremblements étaient amoindris, et mes larmes avaient cessé de couler. Je n’étais pas tout à fait apaisée pour autant car j’étais toujours terrifiée. La voix mal assurée, je lui dis « J’habite pas très loin, juste au dessus de la côte. » Quelque chose dans son regard m’apaisait. J’avais envie de rentrer, je la suppliais presque au ton de ma voix. J’éprouvais une confiance envers elle que j’étais incapable d’expliquer. Je savais simplement qu’elle ne me laisserait jamais seule.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Jeu 21 Déc - 22:44

feel the butterflies
feat madeline steel
Tu la voyais si tremblante, les yeux larmoyants. T’avais pas pu t’empêcher de la prendre dans tes bras. Parce que t’étais comme ça, le cœur sur la main, parce que tu supportais pas de voir quelqu’un dans cet état, surtout si s’était une jeune femme aussi douce. Elle t’avait fait ressentir ce pincement, alors t’avais laissé ton instinct gérer, à voir si elle allait t’envoyer boulet ou pas. Mais t’étais presque surprise de voir que ce n’était pas le cas. Elle était si froide, si tremblante. Tu faisais de ton mieux pour la réchauffer et la réconforter, et au contraire de ce que tu avais pensé, tu la sentais plutôt te serrer contre elle aux autres coups de tonnerre. Et tu la laissais faire. Ce n’étaient pas ses petits bras qui allaient te briser des côtes, et puis, c’est presque si ça te faisait du bien à toi aussi en fait. Ce genre de gestes, c’est rare que tu en reçoives. Alors certes, les personnes avec qui tu passais la nuit t’en offraient, mais s’était purement sexuel. Quant à tes amis, t’en donnais, mais s’était bien rare que t’en recevais. Parce qu’ils étaient trop pudiques ou trop timides. Alors, ce genre d’étreinte, même si ça venait d’une inconnue, après une matinée aussi pourrie, ça ne pouvait que te faire du bien. Au final, ça vous réconfortait toutes les deux.

Grâce à cela, tu la voyais légèrement calmée, ses larmes séchées et son corps moins tremblant, mais toujours de froid. S’était déjà ça, et ça te faisait sourire. « J’habite pas très loin, juste au-dessus de la côte. » T’hochais la tête et tu regardais la porte de la maison par réflexe. T’allais pas la laisser toute seule, s’était juste logique. Même si tu ne la connaissais que depuis quelques heures, t’avais pas envie de la laisser dans un état pareil, parce que t’étais une bonne âme, mais aussi parce que … Tu savais pas, tu voulais pas, c’est tout. Tu la voyais là, en face de toi, tremblante et fragile. Il était hors de question pour toi de la laisser comme ça. Alors, t’avais eu un idée. Sans rien dire, t’as retiré ta veste, grise à capuche trop grande, et tu lui posais sur les épaules. T’étais en débardeur maintenant, mais tu pouvais supporter le froid quelques minutes avant d’entrer dans ta voiture, alors que elle, était déjà frigorifiée. « Je t’y amène. Ca te dit ? » T’arrangeais délicatement la veste sur ses épaules, et tu lui souriais, toujours aussi rassurante et douce. Retirer ta veste te faisait dévoiler tes deux seuls tatouages sur chaque début d’avant-bras . Des mains ; une paire menottée, et une autre qui mimait un flingue. S'était assez drôle, en sachant ta phobie, de voir des tatouages sur toi. « Tu as un ou une coloc ? Pour rester avec toi ? » Tu t’inquiétais pas, tu savais qu’elle était assez grande si jamais elle se retrouvait seule chez elle. Mais la savoir seule avec cette phobie qui la torturait, ça, s’était une autre histoire. Et t’étais capable de l’accueillir chez toi si il le fallait. Tu frissonnais en sentant le froid commencer à agresser ta peau, alors tu reprenais sa main pour l’encourager à te suivre, mais aussi pour bien prouver ta présence, la rassurer, que non, elle n’était pas seule. « Go ? »
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Jeu 28 Déc - 15:30


Feel the butterflies
madeline & jill

Jill haussa la tête, signe qu’elle avait compris ce que je lui avais demandé. Je lui souris, un peu mal à l’aise et elle enleva sa veste pour la poser délicatement sur mes épaules. Je glissai presque tout de suite mes bras à l’intérieur, pressée de sentir de la chaleur autour de mes bras sur lesquels tous mes poils s’étaient hérissés. Je la regardai, désolée de la voir désormais en débardeur et me fis la remarque qu’elle était drôlement jolie. Elle avait deux tatouages qui attirèrent mon attention, une paire de mains menottées et une autre qui imitait une arme à feu. A mon tour, je haussai la tête lorsqu’elle me demanda si je voulais qu’elle me ramène chez moi. J’espérais de tout cœur que Cole soit rentré car je n’avais pas envie de rester toute seule par cette soirée orageuse. Je voulais mon frère près de moi, pour me rassurer et me dire que rien n’allait m’arriver. Pour le moment, j’étais plus calme que d’ordinaire, Jill arrangeait la veste sur mes épaules et son sourire me rendait un peu de ma confiance. Je ne pus m’empêcher de penser à Erihel, à cette soirée sur la plage où elle avait aussi essayé de me calmer, avec moins de réussite que la tête bleue. Jill était plus douce, plus calme, plus je ne sais pas. Plus tout.
« Oui, je vis avec mon frère aîné. » acquiesçai-je à sa question. Je pris quelques secondes pour retrouver un peu de courage en moi puis nous sortîmes de la maison et je sentis tous mes muscles se contracter dès l’instant où j’ouvris la porte. Le son de l’orage était aussi fort qu’avant, peut-être même d’avantage et la pluie battait fort. J’avais mis sa capuche sur mes cheveux et je courus à côté d’elle vers sa voiture violette. Je me dépêchai d’y entrer et de refermer la portière en jetant des regards inquiets vers le ciel. Je lui indiquai ensuite où j’habitais et posai mes mains entre mes cuisses pour me réchauffer. J’étais bien contente qu’elle m’ait prêté sa veste. Je la regardai un instant après avoir démarré. Mes yeux dérivèrent sur ses tatouages et ses bras fins. Son débardeur mettait en avant ses formes, elle était belle. Son visage lui était doux, et réconfortant.
Je fus sortis de ma contemplation par la sonnerie de mon téléphone. Je me tordis un peu pour récupérer l’appareil électronique dans la poches de mes fesses. Je fronçai les yeux en voyant le nom qui s’affichait à l’écran, Cole. J’étais soulagée d’entendre sa voix mais bientôt je soupirais. « Oui, d’accord. Prends soin de toi. Je t’aime aussi, bonne soirée Cole. » Il restait avec maman et papa pour la soirée car le temps ne se prêtait pas à conduire une bonne heure sur les routes néo-zélandaises. Evidemment, mon sourire avait disparut de mon visage. J’étais terriblement angoissée à l’idée de rester toute seule à la maison ce soir. J’allais appeler Drake, ou Kyle, peut-être Inna. J’avais besoin d’entendre leur voix.
Je ne dis rien à Jill car je ne voulais pas l’inquiéter. Je me contentais de caresser nerveusement mon téléphone et de regarder la route.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Sam 30 Déc - 17:32

feel the butterflies
feat madeline steel
Tu savais que ce petit trajet jusque ta voiture allait être une épreuve pour elle, alors t’espérais au moins que ça n’allait pas être une torture, que vous auriez mieux fait d’attendre dans cette maison que l’orage se calme. Toi qui esquivais toujours les prises de sang, tu savais bien ce que ça faisait quand t’avais pas le choix pas le choix de te faire piquer. « Oui, je vis avec mon frère aîné. » Tu hochais la tête à cela, plutôt rassurée. Au moins, tu savais qu’elle n’allait pas passer ce sale moment toute seule. Et la présence de son frère aînée ne pourrait que lui faire du bien, il devait bien savoir comment l’apaiser car ce n’était sûrement pas la première fois qu’il avait dû gérer ça. Tant mieux.
Une fois dehors, tu t’empressais à ses côtés de te rendre jusqu’à ta voiture. Heureusement qu’elle n’était pas si loin, car une fois à l’intérieur, t’était déjà bien trempée. Alors tu t’étais empressé de démarrer et mettre le chauffage, grelottant de plus belle. C’est ça de faire la loveuse et de sacrifier sa veste, fallait assumer maintenant. Mais bon, tu le vivais plutôt bien, ça te réveillait pour la route. Et puis, ta voiture était assez bonne pour que le vent chaud envahisse vite l’intérieur. On dit merci papa pour avoir aidé à acheter une voiture récente.

Tu la laissais te guider jusque chez elle. T’étais sereine au volant, ayant l’habitude de conduire sous une pluie pareille grâce à ton travail. Des trajets, t’en faisaient des tonnes et des tonnes, sans compter les moments où tu devais conduire la camionnette de la société. Alors la route, tu gérais bien. T’avais pas pu t’empêcher d’écouter un peu la jeune femme lorsque son téléphone avait sonné. Et tu l’entendais passer de joyeuse à déçue assez rapidement. Malgré ta vigilance au volant, tu l’avais regardé un court instant après qu’elle ait décroché, et t’avais bien remarqué que quelque chose n’allait pas. Peut-être que tu ne la connaissais que depuis quelques heures, mais là, tu voyais bien sur son visage qu’elle n’était pas dans la plus grande de ses joies. T’avais rien dit sur le moment, te concentrant sur les ronds-points et les tournant pour ne pas glisser, mais en même temps, tu réfléchissais. Vu ses paroles, son frère ne sera pas là ce soir, alors ton inquiétude pour elle revenait et tu te disais que tu pouvais pas la laisser comme ça. Demain tu bossais, mais à quatre heure de l’après midi dans une ville du coin. Alors, une idée t’était passé par la tête, mais t’avais pas osé lui proposer sur la route. T’avais peur que ce soit bizarre, qu’elle t’envoie boulet à te prendre pour une psychopathe. Alors t’étais resté silencieuse durant le trajet, faisant mine de te concentrer et de ne pas avoir compris la conversation téléphonique, à regarder droit devant toi, mais en fait, tu réfléchissais, et t’essayais de te bouger le cul. En vain. Du moins, jusqu’à ce que tu arrives dans sa rue. Tu te garais, et tu t’arrêtais, et enfin, à ce moment-là, t’as eu le coup de folie. « Ehm… Si tu veux, si ton frère est pas là, je peux rester avec toi. Ca me dérange pas, je travaille tard demain. » S’était assez drôle de te voir étrangement timide pour une fois, allez savoir pourquoi. Parce que non seulement tu t’inquiétais pour elle, mais t’avais aussi cette petite envie de continuer la journée avec elle. T’avais pas envie de rentrer et ne plus la revoir. Alors t’avais fini par te lancer. Au pire, elle dira non et tu rentreras chez toi, ce n’était pas la mort. « Promis, je serais sage. » T’avais pas pu t’empêcher de le rajouter, tout en levant les mains, souriante. Parce que ton naturel à plaisanter pour apaiser revenait au galop, maintenant que t’avais laissé ta timidité de côté. Et en même temps, s’était pour glisser ce sous-entendu que tu ne lui fera rien de mal. Après tout, elle allait se retrouver seule avec toi. Mais bon, t’étais tout de même de meilleure compagnie qu’un orage.
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Dim 31 Déc - 0:19


Feel the butterflies
madeline & jill

Elle eut l’air rassurée lorsque je lui dis que je vivais avec Cole, et je ne sais pas pourquoi, mais ça me faisait plaisir. C’était comme si d’une façon elle s’occupait de moi.
J’étais désolée de la voir aussi mouillée dans sa voiture. Je culpabilisais presque de l’avoir laissée me mettre sa veste sur mes épaules. Elle grelottait, et ses poils s’étaient hérissés. Son débardeur était tellement mouillé qu’il lui moulait le ventre et la poitrine, je devinais à travers ses formes et le contour de son soutient-gorge. Bientôt elle mit en route le chauffage de sa voiture et l’air chaud nous réchauffa en quelques secondes. J’étais contente, bien que toujours inquiète à cause de l’orage, car au moins elle n’allait pas tomber malade.
J’étais un peu plus sereine au fur et à mesure de la route parce qu’elle me faisait cet effet là mais aussi parce que je savais que je n’allais pas passer ma soirée seule, je savais que Cole serait là, qu’il me garderait contre lui et que l’orage allait vite passer. Son appel quelques minutes après que nous soyons parties me fit perdre tous mes espoirs. Mon sourire disparut de mes lèvres et je me mis à fixer la route. C’était un peu bizarre ce silence dans sa voiture, mais j’étais tellement concentrée sur mes angoisses que je ne m’en rendis pas compte. J’essayais de trouver une solution à mon problème et à force de chercher, je me disais que je pouvais lui demander de rester. Pourtant je ne pouvais pas le lui proposer, on se connaissait à peine, je ne pouvais pas lui demander de rester avec moi toute une nuit, chez moi. J’avais bien pensé à lui demander de me déposer chez Drake, mais je n’étais même pas sure qu’il soit chez lui, et puis je n’avais pas envie de déranger Jill plus que ça. Je me résolus en me mordant la lèvre à passer la soirée toute seule chez moi. J’irai me mettre sous la couette. Si au moins Cher était là… Je songeais de plus en plus à adopter un deuxième chien, c’était trop dur de vivre sans un ami à quatre pattes. J’avais drôlement envie d’un dalmatien en plus.
La route était sinueuse par endroits, comportait beaucoup de virages, de ronds points, j’avais peur de glisser, mais Jill avait l’air de maîtriser la conduite sous temps de pluie. Je reconnus petit à petit les rues de mon quartier, puis ma maison au bout d’une énième rue. Je m’apprêtais à la quitter, je ne savais pas trop comment la remercier, quand elle me proposa spontanément de rester avec moi pour cette nuit. Un sourire vint immédiatement illuminer mon visage, j’acquiescai vivement. Je lui dis presque joyeusement, entre excitation et soulagement « Oui, oui, oui. J’osais pas te demander. » Je lui souris, c’était comme si on venait de me rendre ma bonne humeur. Je souris d’avantage même quand elle me promit d’être sage, et je sursautais soudain en entendant un énième grondement du ciel. « Viens. » Je sortis de la voiture, capuche à nouveau sur les cheveux et me hâta devant ma porte. Je jetai un coup d’œil au ciel et fouillai dans mes poches pour retrouver mes clefs. En essayant de les insérer dans la serrure, à cause de la pluie et ma nervosité, je les fis tomber par terre. Je soupirai, un peu agacée et me baissa pour les ramasser. J’étais drôlement soulagée en rentrant chez moi. Je lui indiquai où poser ses chaussures, puis, en la regardant toute mouillée, je lui proposai « Tu veux te changer ? » Je montrai ma chambre de la main. « Va te prendre un pull, quelque chose, je voudrais pas que tu tombes malade. » Je lui souris timidement, ça m’arrivait pas souvent de me sentir timide comme ça, mais ça m’a pris comme ça. Je souris, les joues un peu chaudes « Je suis contente que tu sois là. »
J’attrapai ma brosse et la passais le long de mes cheveux. Ca m’aidait à canaliser mes peurs. Aussi, je lui proposai, un peu crédule « J’ai rien de fou à te proposer mais on peut regarder netflix, ou cuisiner quelque chose, pour se réchauffer. On peut faire je sais pas… t’aimes bien les carrot cakes ? » J’avais drôlement envie d’un joint. Je jetai coup d’œil machinalement à mon grinder sur la commode. Je savais pas trop si c’était son truc, et en temps normal je le lui aurais peut être pas proposé, mais j’étais pas bien, j’en avais trop envie. « Ca te gêne si je fume ? »
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Mer 3 Jan - 18:28

feel the butterflies
feat madeline steel
T’étais plutôt contente d’avoir réussi à combattre cette petite timidité. S’était plutôt surprenant d’ailleurs, de ta part, toi qui avait ce don d’avoir confiance en toi et de savoir être entreprenante quand il le fallait. Mais là, bizarrement, tu le sentais pas comme les autres personnes que tu aurais pu draguer. Non, là s’était vraiment différent… Elle te plaisait, certes, mais t’avais cette attirance différente que celle que tu pourrais ressentir pour une fille que tu rencontres dans un bar et que tu aimerais seulement pour une courte histoire. Là, t’étais intimidée, attendrie, attentionnée, parce que tu te souciais réellement d’elle. Pas seulement pour sa sécurité, mais aussi de ce qu’elle pourrait penser de toi. Généralement, tu te fichais si la personne te trouvait trop bizarre ou à l’aise, parce que tu te disais que si tu ne leur convenais pas, ils n’avaient cas partir. Là, t’espérais quand même que rien ne clochait dans tes attitudes, et que t’allais pas la faire fuir et ne plus jamais la revoir. Bizarre.

Et t’étais surprise de la voir aussi contente à ta proposition. Elle qui avait perdu de sa lumière après avoir raccroché son téléphone, la jeune tatouée l’avait vite retrouvé pour le coup. « Oui, oui, oui. J’osais pas te demander. » Elle n'osait pas te demander. Savoir ça te faisais sourire, et te rassurait. Alors non, t’étais pas si bizarre et rentre-dedans, au final. Mais tu sortais vite de cette petite joie intérieure lorsque tu la voyais sursauter, te demandant de la suivre. Tu t’empressais de sortir, verrouiller ta voiture derrière toi, la suivant jusqu’à sa porte. Tu la regardais faire, tremblante à en faire tomber ses clés, tandis que toi, tu frottais tes épaules, le froid agressant ta peau dès que tu étais sorti. T’avais peut-être un peu trop poussé ton chauffage, parce que la différence était affreuse. Mais heureusement, tu retrouvais vite une bonne chaleur lorsque tu entrais chez elle, poussant un discret soupir en sentant ta peau se réchauffer. Et tu regardais autour de toi, posant tes chaussures là où elle te les avait indiqués, découvrant l’appartement sympathique, plus grand que le tien, fatalement, puisqu’elle vivait à deux. « Tu veux te changer ? Va te prendre un pull, quelque chose, je voudrais pas que tu tombes malade. » Tu souriais. C’est vrai que ton débardeur était trempé maintenant, alors t’avais accepté, toujours avec cette timidité bizarre. « Ah, merci .. ! » Tu filais dans sa chambre, regardant à nouveau autour de toi. Tu savais pas vraiment où chercher, alors t’avais ouvert le premier tiroir à ta portée. Tu devenais rouge pivoine en découvrant des sous-vêtements et de la lingerie en dentelle, refermant en vitesse le tiroir. « J’ai pas fais exprès, j’ai pas fais exprès... » T’avais pas pu t’empêcher de le murmurer, histoire de te faire excuser. Le bon tiroir, il était juste au-dessus. T’étais d’abord tombé sur des tshirts à sa taille, donc bien trop petit pour toi, puis des pulls trop grands. T’attrapais le gris, commençant à te changer. En retirant ton débardeur, t’avais pas pu t’empêcher de voir ton dos sur le miroir de la chambre. Il avait pris de sacrés coups avec le tremblement de terre, rempli de bleus qui avaient viré au violet avec le temps, mais encore bien douloureux. T’espérais qu’ils allaient vite partir, et que t’allais pouvoir oublier cette sale journée.

Tu revenais bien plus à l’aise, le pull même un petit peu trop grand pour toi aussi, mais c’est ça qui était agréable. Tu déposais ton débardeur trempé sur le dos d’une chaise, et souriais aux paroles de ton hôte. « Je suis contente que tu sois là. » Tu hochais la tête, touchée. « C’est vrai que… Je suis contente de t’avoir rencontrée. Ca aurait été dommage rester là-dessus. » Tu l’aurais cru toi, ce matin en te levant, que ta journée allait se terminer comme ça ? Et tu la regardais se brosser les cheveux, t’appuyant sur la chaise où tu avais déposé ton haut. Tes cheveux, au final, n’avaient pas pris la flotte tant que ça. Ils étaient mouillés oui, mais visiblement pas assez pour que ta coloration se fasse la malle, s’était déjà ça de gagné. Aussi, elle te proposait : « J’ai rien de fou à te proposer mais on peut regarder netflix, ou cuisiner quelque chose, pour se réchauffer. On peut faire je sais pas… t’aimes bien les carrot cakes ? » T’avais pas pu t’empêcher d’avoir un petit rire à cela. Idée originale. Et puis, le meilleur moyen de t’adopter, s’était de te proposer de la bouffe. Surtout que les carrot cakes, t’adorait ça. « Ca fait une décennie que j’en ai pas mangé, j’ai jamais su comment en faire. Bonne idée ! » Ton naturel revenait au galop et ta timidité s’envolait pour faire place à cette luminosité légendaire que tu avais, peu importe la situation. Il suffisait de passer ce moment dans la voiture, visiblement. Et puis tu la voyais tiquer sur quelque chose, t’intriguant, jusqu’à ce qu’elle te demande : « Ca te gêne si je fume ? » En regardant là où son regard se portait, tu reconnaissais le grinder plus loin, comprenant qu’elle ne parlait pas de cigarette. « Ah non, pas du tout ! T’es chez toi ! Disons que t’as l’avantage avec moi de pas avoir à partager. » Tu souriais toujours, pas du tout gênée. T’en avais plein des amis qui fumaient, alors tu connaissais. C’est juste que s’était pas ton truc. Les drogues, ça t’attirait pas du tout, pour son côté addictif et illégal. S’était tes opinions et t’étais loin d’être du genre à les imposer aux autres. Chacun vivait comme il le voulait, tant qu’il ne se mettait pas en danger. T’étais pas non plus du genre à côtoyer des toxicos car eux, mettaient clairement leur vie en jeu et t’avais beau avoir ton univers bien à toi, ce monde-là en était tout un autre dont tu voulais ne jamais passer les portes. « Je te préviens, j’y connais rien à ce gâteau, va falloir que tu m’apprennes ! » Tu disais ça en retroussant tes manches et rigolant. C’est vrai que tu cuisinais, assez bien même donc tu sauras gérer, mais ce gâteau-là, tu n'avais jamais testé.  
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther

le Mar 9 Jan - 13:39


Feel the butterflies
madeline & jill

Elle avait rit à ta proposition et tu n’avais pas pu t’empêcher de sourire, attendrie. Tu la trouvais drôlement jolie et elle avait ces yeux qui te faisaient quelque chose. Ton pull gris lui allait vraiment bien, d’ailleurs, même mieux que sa veste en jean. Il lui donnait un air cocooning qui te donnait envie de la prendre dans tes bras.
T’étais bien heureuse qu’elle accepte de faire ce gateau avec toi parce que c’était l’occasion de faire plus ample connaissance. T’étais toujours anxieuse évidemment, les orages et toi vous n’aviez jamais été de bons amis. Alors tu regardais ton grinder sur une commode, et Jill comprit que tu ne parlais pas de cigarette mais bien de majiruana. Elle acceptait sans hésiter, te précisant qu’elle ne fumait pas. Tu lui souris et pris ton grinder et tes feuilles pour t’en rouler un. Tes traits se détendirent dès la première latte. Tu t’étais promis de ralentir sur les drogues, mais celle-ci, tu n’y arrivais. Il faut dire qu’elle te faisait tellement de bien. Et puis au fond, tu ne pouvais pas vraiment t’en vouloir, tu avais ralentit, c’est juste que l’orage te rendait rendait trop anxieuse pour rester sobre.
Jill te dit ensuite d’une voix guillerette qu’elle ne connait pas la recette du carrot cake et tu souris à nouveau, lui intimant de te suivre. Tu te dirigeas vers ta cuisine, ton joint toujours dans la main, et tu pris dans tes mains la tablette de ton frère pour ouvrir l’application cuisine et afficher la recette. « Je l’ai déjà testée, elle est top, tu verras. » Tu sortis une coupelle d’un plaquart pour t’en servir comme cendrier et tu sortis tous les ustensiles dont vous aviez besoin pour faire votre gâteau. « Il y a plus qu’à. » Tu survolais une nouvelle fois la recette avant de dire à Jill qu’il fallait que vous rapiez les carottes. Une chance que tu avais deux râpes. Tu lui en tendis une et en pris l’autre pour toi aussi. Tu en profitai pour lui demander « Tu fais quoi dans la vie ? » T’étais un peu curieuse sur tous les points, tu avais envie de lui demander ce qu’elle faisait, où elle vivait, avec qui, si elle était en couple bien sûr, si elle avait des animaux et aussi quels étaient ses loisirs. Tu la trouvais agréable sur tous les points, si bien que t’oubliais presque l’orage dehors. Seuls quelques éclairs te rappelaient à l’ordre de temps à autre.
Au moment de verser la farine dans un bol mesureur, tu fis malencontrueusement tomber le paquet par terre, recouvrant par la même occasion les chaussures de Jill. T’étais un peu stone à cause de ton joint et tu ne pus t’empêcher de rire d’un rire sincère. « Désolée. » dis-tu en souriant de toutes tes dents, même celle en or que tu avais faite faire et que tu adorais. Tu te baissais alors pour le ramasser et le reposer sur la table. Tu la regardais sourire en coin, l’air de dire qu’il fallait mieux qu’ell le fasse elle parce que tu étais un peu gauche.
Made by Neon Demon

______________________________



I'm an unholy mess.You'll never know that I was sorry. Just leave me alone, stay out my head.
avatar
Messages : 827
Date d'inscription : 30/07/2017
Points : 1801
Mon sosie, c'est : Grace Neutral
Crédits : casyldh
Emploi : Illustratrice jeunesse et mannequin
Age : 26
Je vis avec : Cole, mon grand frère
Multi comptes : Carron Sang, Chase Monaghan, Sophie Holderson
J'prends la pose :

Madeline Steel
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t381-madeline-steel-grace-neutral http://getreal.forumactif.com/t382-madeline-steel-don-t-let-em-say-you-ain-t-beautiful

le Ven 12 Jan - 17:58

feel the butterflies
feat madeline steel
Tu ne comprenais pas spécialement comment on pouvait trouver plaisir à prendre de ces drogues. S’était si cher pour ce que s’était, tellement risqué, pour quelques minutes à planer seulement. Tu préférais de loin une bonne nuit accompagnée ou même une soirée avec un peu trop d’alcool, au moins, s’était légal. Mais bon, chacun son truc. Et tu voyais bien la différence quand la tatouée avait tiré sa première latte. Tu la voyais un peu plus détendue, même si elle avait tout de même tendance à se contracter lorsqu’un orage éclatait. Ca renforçait un peu tes doutes sur l’herbe. Contrairement aux autres drogues, ça avait juste tendance à détendre les gens et leur donner envie de manger. Rien de bien méchant. Et puis après tout, avant, s’était médicinal, pour calmer les dépressif et les hyperactifs. C’est pourquoi s’était la seule drogue dont tu acceptais que tes proches ou tes amis prennent. Les drogues dures, dès que tu voyais quelqu’un en prendre, tu faisais en sorte de les faire partir de ta vie, car ils ne feraient que de poser des problèmes. Et des gros.

Et à voir Madeline un peu plus calme, retrouver le sourire, ça te détendait toi aussi. T’avais cette tendance à être protectrice et attentionnée, alors de l’avoir vu aussi mal, s’était comme si t’avais trouvé un petit chaton tout seul sur la route. T’avais envie de la prendre dans tes bras, la réchauffer, rester à ses côtés. Choses que tu as faites. T’étais facilement attendrie avec elle, allez savoir pourquoi. Alors tu l’écoutais, avec ce petit sourire en coin, et tu la regardais s’occuper de sa tablette et de sortir les ustensiles qu’il fallait. Tu la laissais te guider pour cette recette, écoutant ses consignes. T’étais toujours patiente en cuisine, en vérité, t’étais patiente tout court, quand tu travaillais. Après tout, vu ton travail, t’avais pas le choix. T’avais le sang chaud avant, c’est vrai, sûrement aussi à cause de ton sang allemand et la grande impatience de ton père. T’as eu un peu de mal quand t’as commencé ton boulot actuel, tu t’énervais quand t’arrivais pas à monter les perches ou que ton chef te reprenait sur tes tâches, mais au final, t’as appris à te calmer, te rendant bien compte que tu faisais un boulot minutieux et perfectionniste. Et cette patience que tu as acquise a déteint sur ta vie personnelle, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Tu prenais le temps de faire les choses, même si s’était difficile, que t’étais maladroite ou que tu prenais du temps à comprendre, tu gardais toujours le sourire, et ça te réussissais, ça, tu t’en rendais bien compte. Car avant, t’aurais refusé de faire cette petite activité manuelle avec la jeune femme, trop impatiente pour ça. « Tu fais quoi dans la vie ? » Cette question te tirait de ta concentration à râper les carottes. « Ah, je suis technicienne dans les salles de concert. C’est mon équipe et moi qui nous occupions de tout ce qu’il y a à monter, le ménage, les lumières, tout ça. C’est plutôt sympa. » Oui, ton travail te plaisait bel et bien, et t’étais contente de faire partie de ces personnes qui faisaient un travail qu’ils aimaient. « Et toi ? » T’étais curieuse à ce sujet, c’est vrai. Car avoir tant de modifications corporelles visibles avaient tendance à faire peur aux employeurs et leurs clichés à deux balles. Tu te disais qu’elle n’était sûrement pas banquière ou secrétaire. Peut-être qu’elle était à son compte, justement, histoire d’être tranquille ? Et toi aussi, tu te posais bien des questions à son sujet, t’étais drôlement curieuse, même. Mais t’osais pas lui demander, de peur d’être trop directe ou que ça cramerais ce petit truc que t’avais pour elle. T’avais pas envie de lui faire, ça non. Mais t’avais quand même cette question dont t’aimerais vraiment une réponse, tu te disais que t’allais subtilement la glisser dans la soirée. Parce que se serait con qu’au final, t’apprennes qu’elle est totalement pour les hommes. Fallait que tu l’apprennes assez tôt, histoire que si t’avais une réponse négative à tes espérances, ça te freinerais directement et tu pourrais continuer la soirée paisiblement. Mais t’espérais bel et bien qu’elle ne l’était pas. Au fur et à mesure, tu te rendais bien compte qu’elle te plaisait. Elle était beaucoup trop mignonne, belle, et atypique pour que t’en reste de marbre. S’était juste le combo parfait à tes yeux. Alors, pendant qu’elle était occupée à cuisiner, t’en profitait parfois pour la regarder du coin de l’œil. Essayer de déceler un indice, ou parfois juste pour l’admirer. Par chance, tu te faisais pas cramer. Pourtant, t’étais loin d’être discrète, mais peut-être que s’était grâce à son joint qu’elle ne calculait pas.

Tu sursautais, lorsqu’elle fit tomber le paquet de farine, mais tu riais avec elle, pas vraiment soucieuse de tes chaussures. A vrai dire, t’avais mis des vieilles baskets pour la journée, histoire d’être à l’aise et de ne pas avoir peur de les salir avec les déchets et la terre. T’avais bien fait, visiblement. « C'est pas grave, c’est des vieux trucs. » Tu remarquais sa dent en or. S’était particulier, t’avais jamais pensé qu’on pouvait en user comme bijou, et en fait, ça lui allait bien. Tu l’avais aidé à ramasser le plus gros de la farine ainsi que le paquet, t’occupant de le verser dans le bol mesureur. T’étais maladroite, toi aussi, et ce, sans avoir besoin de fumer, alors tu comprenais bien, et t’étais pas du genre à la fusiller pour ce genre de chose, loin de là. Au contraire, t’avais plutôt une autre combine pour te venger. Alors, avec le reste de farine qu’il restait dans le paquet, t’en avait pris une petite poignée et tu l’avais étalé sur le côté du visage de la jeune femme, passant bien longuement ta main sur son visage, la retrouvant la joue blanche avec la tombée sur l’épaule. « Oh désolée, ça doit être ta fumée qui me fait un truc, je comprends pas, oh mince je suis vraiment nulle… » T’imitais grossièrement un air coupable et maladroit, avant d’esquisser ce grand sourire d’enfant fier de sa connerie. T’avais ce don pour mettre une bonne ambiance et détendre l’atmosphère, et ça ne pourrait que lui faire du bien si ça lui permettait de ne plus entendre cet orage incessant.
☾ anesidora

______________________________

Pink Panther


deux verres dans les mains; un pour moi, un pour mon destin. j'l'invite à danser comme si j'savais l'faire, elle prend ma main, elle prend ma vie entière.| (c) FRIMELDA

avatar
Messages : 113
Date d'inscription : 06/12/2017
Points : 397
Mon sosie, c'est : janine shilstone
Crédits : (c) sandankhr
Emploi : technicienne de salles de concerts
Multi comptes : luna c. griffin
J'prends la pose :

Jill F. Rosenstrauss
1/2 du duo du mois


Voir le profil de l'utilisateur http://getreal.forumactif.com/t1003-jill-f-rosenstrauss-janine-shilstone#21190 http://getreal.forumactif.com/t1004-jill-f-rosenstrauss-the-pink-panther


Contenu sponsorisé


Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum