Hello, It's me. | Luna C. Griffin

le Sam 13 Jan - 21:48

Gabriel
FT. Luna
Hello, it's me.

My family is my strength and my weakness.
La porte était jolie. Autant que pouvait l'être une porte du moins. Cela faisait quelques minutes que je la regardais. Je ne savais pas quoi faire. Frapper ? Sonner ? Quel était le plus poli. D'une part frapper permettait de montrer qu'on tenait assez à voir la personne pour s'écorcher la main, de l'autre sonner montrait que la visite était assez importante pour que l'on se fasse entendre. C'était un choix cornélien. Je n'avais pas eu de choix aussi difficile depuis que j'avais dû choisir entre un mannequin Suédois et deux étudiantes Russes... Bon, plus sérieusement, cela m'était bien égale. Ce qui m'inquiétait n'était pas la porte, mais la personne qu'il y avait derrière. Je ne l'avais pas revu depuis... Trop longtemps que je puisse compter. Limite j'avais moins stressé le jour où une de mes partenaires m'avaient dit qu'elle était enceinte. Car au moins là on pouvait évacuer le problème... Luna, ma nièce... Elle aurait été difficile à évacuer. Je n'avais jamais été famille. Enfin si, mais je n'avais jamais été du genre à me soucier de ma famille. La seule chose qui m'intéressait en général, c'était comment la faire tourner en bourrique. Mais Luna... Disons que son seul défaut était son nom de famille. Elle était malheureusement née dans le mauvais milieu pour s'épanouir. Elle me faisait pensait à moi, sans ce que j'avais entre les jambes. Ce qui était un détail assez... Conséquent. Bref, j'avais perdu sa trace depuis un moment déjà. Si j'avais été un bon oncle je pourrais dire que je m'étais inquiété, mais la vérité était tout autre. Je n'aimais pas cette famille Griffin. J'appréciais la compagnie de Luna, mais elle me rappelait aussi ce que j'avais traversé moi-même, chose que j'avais du mal à gérer. Le destin, malgré ça, avait décidé de la remettre sur ma route. Tout avait commencé lors d'un dîner de famille, le mois d'avant.

« Gabriel, tu ne sais pas de quoi tu parles. » J'avais souri à ces mots. Mon frère qui pensait m'apprendre à moi ce dont cette famille était capable. Très ironique. « Mon très cher 'frère', tu sais bien que je sais toujours tout. Peu importe le temps que ça me prend. Je découvre toujours tout. » Mon frère eut un regard mauvais. Visiblement il n'aimait pas trop que je rappelle le fouineur que j'étais dans les secrets de familles. « Quel exemple tu donnes. Pas étonnant que ma fille ait fini exilée avec un oncle comme toi. » C'est alors que je gâchai un bon whisky sur cette si belle nappe que j'avais appris à détester avec le temps. Oui en gros je vais de recracher mon verre. Il venait de dire quoi ? « De quoi tu parles ? » C'est alors qu'il me raconta toute l'affaire sur ma nièce et ses désaccords importants avec la famille. Elle était donc là depuis tout ce temps sous mon nez, et je ne l'avais pas vu ? Je n'avais jamais fait très attention ceci dit. « C'est de ta faute, Gabriel. Tu lui as toujours donné un mauvais exemple. » Je regardais alors le père de Luna d'un regard plus que mauvais. Moi qui d'habitude prenait un plaisir malin à mettre mal à l'aise la famille, par jeu, je ne rigolais plus. Ils avaient fait quoi à ma nièce ?! « De mémoire, c'est toi son père. »« On se demande vu son caractère. Elle te ressemble vraiment. » J'essayai de garder mon calme. Pour cela je faisais tournoyer doucement le liquide dans mon verre tout en le regardant. Puis, après l'avoir regardé longuement, je portai de nouveau mon regard sur ce monstre que j'appelai frère, avec un sourire mauvais. « Ce n'est pas parce que j'ai fait l'amour une fois avec sa mère, que ça fait de moi son père. » C'était bien évidemment faux, mais je savais blesser son ego mal placé. Mon père, ne disait trop rien. Il était d'un calme impérial, même si je le soupçonnais de bouillir au fond de lui. Mon frère tapa du poing sur la table. « Gabriel ! Cette foi... » Je levai la main pour l'interrompre. « Ne t'embête pas. J'ai compris. » Je me levai de la table et jetai un regard à toute l'assemblée. « Bonne fin de repas. Et puissiez vous vous étouffer avec. » Et sur ces mots je quittai la maison familiale pour rentrer chez moi. J'avais du travail devant moi.

J'avais alors cherché l'adresse de Luna. Elle avait hérité d'un logement. L'adresse n'avait pas été trop dure à trouver. Mais j'avais mis du temps à me décider avant d'y aller. Je ne savais pas quoi dire. Hey salut, c'est moi ton oncle. Tu sais, celui qui a été banni de la famille, qui est le pire exemple à suivre et qui n'a jamais été là pour toi ? Ben maintenant je veux une place dans ta vie. Oui, ça sonnait vraiment bien dans ma tête, bizarrement, je sentais qu'en vrai, ça ne ferait pas le même effet. Vraiment pas. On avait partagé de bons moments, comme quand on jouait du piano ensemble, mais ça s'arrêtait là. Après tout elle était la fille de son père. Qu'est-ce qu'un oncle dans la vie d'un enfant ? Déjà que je ne savais pas ce qu'était une bonne vie d'enfant, ce n'était pas pour réussir à la donner à quelqu'un. Je n'avais jamais ressenti le besoin de la voir. Pourtant, ce jour-là, maintenant qu'elle connaissait les mêmes épreuves que j'avais connu, je ne pouvais pas l'ignorer. J'en avais bavé au départ. J'avais dû gérer tout par moi-même. Bien sûr, mon géniteur avait financé mon premier hôtel, mais seuls tous les sacrifices que j'avais fait avait permis à mon mini « empire » de prendre forme. Je ne voulais pas qu'elle connaisse les mêmes égarements que moi. Et pourtant... Pourquoi m'écouterait-elle ? Qui étais-je pour elle ? A sa place, à son âge, si un oncle était venu me voir, l'aurais-je écouté ? Bref, avec un peu de chance je m'étais trompé d'adresse. Sinon... Pour la première fois de ma vie, j'allais devoir être responsable vis-à-vis d'un membre de ma famille. Et c'est la peine dans l'âme à cette idée que je sonnai.
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le Dim 14 Jan - 17:29



hello, it's me

J'avais plus de choses à vous dire, mais quand j'vois vos gueules d'enculés bouffies, j'arrive qu'à m'demander si y'a assez d'porcs sur Terre pour vous nourrir. J'aimerais finir en disant qu'peu importe les sourires, il a suffit d'un p'tit héritage pour qu'on voie vos vrais visages.

Une journée comme une autre, depuis que Lyra avait disparu de ta vie. Tu restais chez toi, à ruminer et tourner en rond. Parce que t’as plaie était grande ouverte, et que tu avais beaucoup trop mal pour faire des efforts. Pourtant, l’arrivée surprise de Tessa il y a quelques jours t’avais fait un peu de bien, ainsi que cette nouvelle rencontre ; celle de Waverly. Les deux jeunes femmes avaient su te tirer les vers du nez, et au final, t’être confié t’avais fait du bien. L’une t’avait écouté au sujet de ta jambe qui te faisait tant souffrir et pourrissait ta vie, et l’autre, dans la même situation que toi, avait su te faire te livrer au sujet de ton deuil, si dur à faire. Parce que Lyra avait commencé à te la faire oublier, à te faire retomber amoureuse. Mais en partant, elle t’avait ouverte cette plaie dont tu avais pris tellement de temps pour la soigner. Ce manque atroce et insupportable, de cet amour qu’on t’avait arraché. Cette femme, qui t’aurait accepté, elle, malgré ton handicap, mais qui n’était plus de ce monde. Les deux femmes qui étaient aujourd’hui tes amies, avaient pu te réconforter un petit peu et faire sourire ce visage si noir et brisé. Ca avait un peu allégé ton cœur de te livrer, comme quoi, couper les ponts avec tout le monde n’était pas forcément une bonne idée. Surtout lorsque ces personnes pourraient t’être bénéfique. Et ça, tu commençais à le réaliser tout doucement, et tu te disais que t’allais peut-être appeler Gaston. Ton sauveur, ton confident, qui a toujours été là pour toi et avait ce don pour apaiser ton âme. Même si tu étais au plus bas, inexpressive, associable, tu te rendais compte que t’avais tout de même des personnes sur qui compter, qui allait jusqu’à venir à ta porte pour savoir comment tu allais. Et ça, ça te surprenais.

Mais aujourd’hui avait été une journée plus que désagréable. Toi qui avais un sang-froid légendaire, aujourd’hui, t’avais littéralement explosé. Tes insomnies avaient empiré depuis le départ de ton ex petite-amie, alors ton sommeil était devenu précieux, surtout lorsque tu ne faisais pas de terreur nocturne. Mais t’as été réveillé par une douleur atroce, ta cuisse faisant des siennes. S’était insupportable, ces douleurs, s’étaient comme si des aiguilles se plantaient dans ton muscle et s’enfonçaient encore plus au moindre mouvement. Ta matinée avait été affreuse à cause de ça. De six heures à dix heures du matin, t’avais été coincée dans ton lit. Agonisant, pleurant, hurlant, de douleur. T’avais pas de cachets ni de calmant, ils étaient au fin fond d’une boite dans ta salle de bain, parce qu’il était hors de question que tu les utilises. Tu voulais pas en dépendre, finir droguée parce que t’étais trop lâche pour affronter la douleur. Tu devais te battre, quitte à souffrir le martyre pendant des heures. Ta sœur, elle, n’avait plus cette chance de sentir ses jambes. Pas de douleur, pas même la sensation d’une caresse. Alors tu te battais, parce que ça pourrait être pire, et qu’elle donnerait tout pour être à ta place. Et t’avais fini par te lever, lorsque la douleur est passée. T’as pu faire un tour dans la salle de bain, t’occuper de tes longs cheveux blancs, passer ta crème sur ta cuisse et la masser, le seul médicament que tu utilisais qui n’était qu’un soin pour hydrater cette peau particulière. Et tu t’étais habillé d’un simple jean noir et d’un tshirt de même couleur, tes plaques militaires brillantes au-dessus. Plaques militaires qui n’étaient pas à ton nom, mais au sien. Mais en descendant les escaliers pour te rendre à ta cuisine, ta cuisse s’était remise à te faire mal et t’avais manqué de tomber de tes escaliers. Encore. T’avais eu le temps d’attraper la rampe cette fois-ci. C’est ça, qui t’avais fait perdre patience. T’avais poussé un hurlement, mais d’abord de peur de tomber ainsi que de douleur, puis de rage. T’en avait tellement marre. Une fois descendu, t’avais pas pu t’empêcher de frapper le mur. Si fort, avec tellement de rage, que tu t’en étais fait mal, te faisant serrer les dents. Après tout, t’avais beau avoir de la force, ton corps était beaucoup trop fragile. Parce que t’étais maigre, et que tu mangeais pas assez pour apporter à ton corps l’énergie et la force dont il avait besoin. Alors t’avais serré les dents, une larme s’échappant de tes yeux si beaux yeux verts. Tes yeux désormais si sombres, et éteints.

T’étais dans ta cuisine après ça, un café chaud entre les mains. Tes phalanges avaient été blessées, rouges et abîmées. Tu les fixais, tout en serrant tes dents pour te retenir de verser d’autres larmes. T’en pouvais plus. T’étais tellement fatiguée de tout ça. Si tu n’avais pas ton groupe, ta raison de vivre, se serait des idées noires qui auraient envahi ton âme. T’avais pris la dernière gorgée de ta tasse lorsqu’on avait sonné à ta porte. Tu fronçais les sourcils, puis tu te souvenais que tu avais eu un mail annonçant que tu allais recevoir ton colis aujourd’hui. S’était sûrement le facteur, alors tu t’étais levé, sans te douter de rien. Mais lorsque t’avais ouvert la porte, ce n’était pas un homme vêtu de bleu et de jaune qui se présentait face à toi, mais un grand homme vêtu d’un beau costume qui devait valoir une fortune. Il était immense, plus grand que toi malgré ton mètre quatre-vingt-deux. Et son visage ne t’était pas un inconnu. Même si tu ne l’avais pas vu depuis des années, s’était dur de ne pas l’oublier. Surtout lorsque s’était un membre de ta famille. Alors t’avais totalement paniqué sur le coup, écarquillant grand les yeux. Qu’est-ce qu’il voulait ? Pourquoi il était là ? De quoi il était capable ? Ton cerveau avait eu un coup de jus, et tu lui avais claqué la porte au nez sans rien dire. Enfermée chez toi, tu fixais ta porte, figée. Ca faisait tellement longtemps que tu n’avais pas vu un Griffin, en dehors de ton petit-frère. Mais là, s’était un adulte, ton oncle, le frère de ton tyran de père. Tu avais de bons souvenirs de lui, mais qui sait, les Griffin avaient réussi à lui sucer le cerveau comme ils font à chaque fois. « Je… Qu’est-ce que tu veux ?! J’ai gagné le procès, alors foutez-moi la paix ! » C’est ce don tu avais pensé. Après tout, il était le Diable des Griffin. Il venait peut-être se battre d’une autre manière pour avoir cette maison qu’on t’avait pourtant légalement offerte. Ton cœur battait la chamade alors que tu faisais un pas en arrière, et tu tremblais. T’avais si peur d’eux, parce que tu savais de quoi ils étaient capables. T’avais aucune idée des attentions de l’homme, et t’étais loin de te douter qu’il te voulait du bien. Un Griffin qui te voulait du bien, s’était pas possible. Et toi qui étais déjà à fleur de peau aujourd’hui, s’était impossible pour toi de réagir calmement.

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le Dim 14 Jan - 18:50

Gabriel
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La porte s'entrouvrit. Ces quelques secondes entre le début de son ouverture et sa fin, avaient semblé durer une éternité. J'angoissais. Qu'est-ce que j'allais pouvoir lui dire ? Allais-je la reconnaître ? Ou même est-ce qu'elle me reconnaîtrait ? On ne s'était pas vu depuis si longtemps. Quels mots me permettraient de l'atteindre ? De lui montrer que j'étais là. Même si je n'étais pas un oncle parfait... Même si j'étais loin d'être un oncle tout court d'ailleurs... J'étais là. Elle n'était pas seule. Elle n'avait pas à vivre ce que j'avais vécu. Enfin, je disais ça, mais je n'avais aucune idée de la vie qu'elle menait. La porte finit par s'ouvrir. Je la vis. Fatiguée. Maigre. Elle était loin de la petite fille qu'elle avait été. La petite fille avec qui je jouais du piano. Difficile de la reconnaître maintenant. D'ailleurs, maintenant que je la voyais, il me semblait l'avoir déjà vu... Dans un groupe, ou... Non je ne savais vraiment plus. Que dire ? Je ne savais pas, mais autant me lancer. Après tout, qu'avais-je à perdre ? Rien. Au pire elle ne voulait pas de moi. J'aurais fait ma bonne action du siècle et je pourrais repartir chez moi la conscience tranquille. Pour peu que j'avais une conscience. Je ne savais pas ce qui m'avait vraiment amené ici. Ma sympathie pour Luna, le devoir, la morale, un caprice... Voulais-je tant me venger de ma famille que j'étais venu dans le seul but d'instrumentaliser Luna. Ou n'étais-je venu que pour son bonheur ? Peut-être que mon frère avait raison, l'état de Luna était en partie de ma faute. Peut-être que si j'avais été dans le rang jamais elle n'aurait fini dans un état aussi... Critique. Non, c'était idiot. Nous faisions chacun nos choix, et heureusement pour moi je n'étais pas le centre de ma famille et encore moins celui de la vie de Luna. « Je... » Je n'avais pas eu le temps d'aligner plus de ces deux mots qu'elle avait déjà fermé la porte.

Génial. Qu'allais-je faire ? Pourquoi m'avait-elle fermé la porte au nez ? Je lui avais laissé un si mauvais souvenir ? Il me semblait pourtant qu'elle m'aimait bien. On avait passé un peu de temps ensemble durant les dîner familiaux. Certes, à chaque fois son père lui disait de rester à une distance raisonnable de moi. Alors, dans la bouche de mon frère, la distance raisonnable était d'un pays ou deux. Qu'avais-je bien pu faire ? J'avais couché avec ce travesti brésilien... Mais bon, ça elle n'était pas au courant. J'avais rappelé à son père que je prendrai ma part de l'héritage, mais ça, c'était déjà avant sa naissance. Non, je ne voyais pas ce que j'avais fait pour mériter un tel accueil. J'avais beau être habillé tout de noir, je ne devais pas faire si peur que ça. Si ? En général les femmes ouvraient les jambes, elles ne fermaient pas la porte en voyant. Ceci dit, Luna étant ma nièce, je préférais qu'elle ferme la porte plutôt que d'écarter les jambes... « Je… Qu'est-ce que tu veux ?! J'ai gagné le procès, alors foutez-moi la paix ! » Quoi ? Elle pensait vraiment que je venais pour ça ? Déjà que j'étais loin de m'entendre avec son père, ce n'était pas pour en plus aller l'aider quand il était dans la merde. Surtout que franchement, qu'est-ce que j'allais faire de la maison ? La mienne était mieux ! Même la maison familiale Griffin, que je haïssais plus que toutes les autres maisons, avait l'air mieux. Ce n'était pas dur, vu comment père était pété de thune... « Luna... Tu penses vraiment que... » J'en perdais mes mots, choses rares. Je n'arrivais pas à terminer ma phrase. Et je n'arrivais pas non plus à maîtriser la colère dans ma voix. Je n'avais pas en soit éduquée cet enfant, mais je pensais l'avoir marqué. Moi, Gabriel, le diable de la famille. Le diable de famille, contre sa famille. Pas le diable de la famille pour sa famille. Pour quelle raison j'aurais été venu régler des comptes ? Était-ce là l'image qu'elle avait de moi ? Un vulgaire homme de main, bon à servir les intérêts de la famille entre deux disputes ? « Franchement Luna, qu'est-ce que ça peut bien me faire que t'ais cette maison ?! Rien que la chambre d'un de mes hôtels a plus de valeur que toute cette maison. » C'était dingue ça... Pourquoi les gens pensaient que j'étais toujours intéressé ? Enfin, je l'étais à chaque fois que je parlais à une femme, presque. Je l'étais aussi souvent quand je parlais à un homme. Mais c'était un intérêt sexuel. Ici, je n'avais aucun intérêt pour cette maison. On pouvait pas faire l'amour à une maison ! Quoi que... Bon c'était une pensée pour un autre moment. « Et je ne parle pas d'un hôtel. Juste d'une chambre. Alors dis moi pour quelle raison je m'intéresserais à cette maison en particulier ? Surtout quand je peux en acheter d'autres ou faire bâtir là même à un endroit où il y aurait une plus jolie vue ? »

Mes hôtels étaient réputés pour faire partie des plus prestigieux. Des gens venaient ici rien pour les hôtels. Des gens qui n'auraient jamais eu à l'idée de venir ici, dans ce pays où il y avait plus de moutons et de chèvres que d'habitants. « D'ailleurs, tu pensais vraiment que si ton père voulait résoudre un problème familial il m'enverrait, moi ? Oui c'est vrai que j'ai toujours aidé la famille dans ses problèmes, je ne lui en ai jamais causé. » Bon, je devais admettre, son père n'était pas le pire de mes deux frères. Mais c'était comme dire qu'avoir le sida était moins pire qu'avoir ebola. Dans les deux cas si je pouvais éviter de l'avoir, je serais assez content. « Ah et je n'ai très certainement pas sauter de joie en apprenant que mon bien aimé frère c'était fait humilier dans un procès par sa propre fille. » J'avais fait assez de sarcasme pour qu'elle comprenne l'idée ou ça se passait comment ? Même si dans les faits, je n'avais pas sauté de joie, car l'exil de ma nièce m'avait mit dans une colère noire contre mon frère et mon père. 
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le Dim 14 Jan - 23:39



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J'avais plus de choses à vous dire, mais quand j'vois vos gueules d'enculés bouffies, j'arrive qu'à m'demander si y'a assez d'porcs sur Terre pour vous nourrir. J'aimerais finir en disant qu'peu importe les sourires, il a suffit d'un p'tit héritage pour qu'on voie vos vrais visages.

Tu tremblais, t’étais totalement figée, face à la porte fermée de ta maison. En faisant ce pas en arrière, t’avais buté contre ton piano, sursautant en le sentant derrière toi, tellement tu étais paniquée. « Luna... Tu penses vraiment que... » Tu fronçais les sourcils, pensant d’abord qu’il disait ça dans le sens "tu penses vraiment que cette porte va m’arrêter ?" et ça accélérait davantage ton cœur, car tu sentais bien la colère dans sa voix. T’avais pas eu le temps de fermer tes verrous, tu savais pas quoi faire. Il pouvait très bien rentrer et te régler ton compte. Alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Non, il parlait, à la place. Et tu l’écoutais, attentivement. Il te disait bien qu’il n’était pas intéressé par ta maison, parlait de ses hôtels qui étaient mille fois mieux comparés à ce qu’il voyait presque comme une bicoque vu ses paroles. Et au fur et à mesure qu’il parlait, tu réalisais. Tu te rappelais bien de cet oncle. Lui qui t’a appris le piano, avait pris soin de toi et t’avais appris quelques conneries, il a toujours été doux avec toi, rien à voir avec les autres Griffin ainsi que tes propres parents. Tu le connaissais comme étant à part lui aussi. Lors des repas de famille, tu terminais toujours avec lui, car vous étiez tout les deux les tâches de la famille, alors il te mettait un peu de baume au cœur en passant du temps avec toi, te faisant oublier toute cette haine que ta propre famille avait pour toi. Pour vous. Parce que lui, il était fort face à tout ça, et il gardait toujours le sourire, se battait avec son humour noir et ses provocations, tandis que toi, tu te laissais frapper, puis chasser. Il a toujours été comme ça avec toi, et visiblement, il n’avait pas changé vu ses paroles : « D'ailleurs, tu pensais vraiment que si ton père voulait résoudre un problème familial il m'enverrait, moi ? Oui c'est vrai que j'ai toujours aidé la famille dans ses problèmes, je ne lui en ai jamais causé. » Il avait raison. Alors tu commençais à t’en vouloir d’avoir réagi de la sorte. Mais t’avais eu tellement peur, toi qui t’attendais à voir que le livreur, et voilà que tu tombais sur cet homme immense en costume de luxe. Si t’avais pas été à fleur de peau aujourd’hui, peut-être que tu n’aurais pas réagi de cette manière, mais trop tard, s’était fait. Alors t’avais regardé le sol, réfléchissant, et t’en voulant de ce geste. T’étais beaucoup trop sensible aujourd’hui. « Ah et je n'ai très certainement pas sauté de joie en apprenant que mon bien aimé frère c'était fait humilier dans un procès par sa propre fille. » Et tu relevais la tête à cela, surprise. Après tout, l’histoire de ce procès a dû faire le tour de ta famille, histoire qu’on te fusille encore plus ton image et te voit comme une sale gamine. Mais tu l’avais mérité cette maison, s’était la tienne, et celle de ta grand-mère. Et t’étais heureuse de savoir qu’il avait été content pour toi, que lui aussi, avait eu ce grand plaisir de voir cet homme tomber face à sa propre fille qui s’était battu. Battu comme une lionne, malgré son cœur brisé à devoir faire à nouveau face à sa famille, et ces regards remplis de haine et de jugement à son égard.

Alors t’avais soupiré, passant une main dans tes longs cheveux blancs, avant de te rapprocher de ta porte. D’une main hésitante et tremblante, t’avais rouvert la porte, doucement, lui faisant enfin face. Ca te faisait bizarre de le revoir. Il n’avait pas changé d’un poil, pas le moindre coup de vieux. Comparé à toi, qui n’était plus cette jeune adolescente brune et souriante, aux petites joues bien nourris. Non, t’étais maigre, pâle, le regard éteint, aux cheveux blancs, rasés sur les côtés. « Je suis désolée. » Tu regardais d’abord le sol, coupable, puis relevait ton museau pour faire face à son regard. « Je m’attendais pas à te revoir un jour… » Tu serrais les dents quand tu le regardais, rabaissant vite ton regard. Ca te tordait le cœur, et tu te retenais de verser une larme. T’étais vraiment à cran aujourd’hui, trop sensible, trop brisée. T’étais à la fois mal d’avoir réagi comme ça, lui qui visiblement, venait d’une bonne intention, mal de te retrouver face à quelqu’un de ta famille, et mal parce qu’il t’avait manqué au fond, et t’étais tellement heureuse de voir que oui, il était bel et bien devant toi, il était venu, pour toi. T’avais pas les mots, tu savais plus quoi lui dire, tremblante. Ton cœur était beaucoup trop à vif, pour l’accueillir avec de la joie et un beau sourire…

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le Lun 15 Jan - 14:33

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My family is my strength and my weakness.
J'étais en colère. Contre Luna d'une part qui m'avait plus que mal jugé. Etais-je donc éternellement le mauvais petit canard pour tous les membres de cette fichue famille ?! J'étais aussi en colère contre ma famille. Avoir mis ma nièce dans un tel état... Ils n'étaient pas humains. La seule chose qui leur importait était le nom. Le prestige du nom. S'ils avaient voulu un nom adéquat avec leur personne ils auraient du s'appeler les pies. Arrivistes, prétentieux, égoïstes, égocentrique, radin. Mais j'étais aussi en colère contre moi. Contre mon absence. Mon propre égoïsme et égocentrisme qui m'avait poussé loin de la famille, ne pouvant être là pour ma nièce et mon neveu qui avaient besoin d'aide avec leur père. Mais j'avais préféré ne me concentrer que sur moi et ma vie. Est-ce que je le regrettais ? Non. J'étais comme ça, on ne pouvait pas me changer. Bien que j'aurais aimé changer les choses, je ne chengerai sans doute jamais. Pourtant, quand je voyais les conséquences en face de moi, je me demandais si je valais vraiment mieux que cette famille que je haïssais tant. Après tout, je disais toujours l'avoir fui, mais j'allais à chaque repas de famille. Certes, je n'y allais pas pour le plaisir de les voir, mais le plaisir d'être le grain de sable qui empêchait les rouages de mon père de bien s'enclencher. Mais je restais, j'étais présent. Je n'avais jamais vraiment quitté cette famille. Alors était-ce par pu goût de la vengeance ? Était-ce vraiment mon côté diabolique dont mon père avait tant peur qui me poussait à faire cela ? Ou est-ce que j'étais encore le petit garçon qui demandait juste un peu d'attention à son père ? Peut-être les trois. Qu'est-ce que ça changeait ? Et je n'allais certainement pas répondre à cette question devant cette porte. Du moins pas dans l'immédiat.

La porte s'ouvrit. « Je suis désolée. » Bon, au moins on avançait. La sincérité de ses excuses envola toute la colère que j'avais pu ressentir. Je ne pouvais que lui sourire avec tendresse. Non pas avec pitié, je n'avais pas pitié de Luna. Aussi faible pouvait-elle être physiquement ou moralement, je n'avais jamais pitié de personne. Sa situation était aussi due à ses choix. Et je pensais sincèrement qu'elle préférait encore être dans cet état plutôt que de coller à l'idée de la parfaite petite fille Griffin. Alors non, je n'avais pas pitié de ma nièce. Ce qui ne voulait pas dire que son sort me laissait indifférent et son père allait payer pour ça. Ainsi que toutes les personnes qui lui avaient du mal. J'étais quelqu'un de très gentil en temps normal, qui tenait beaucoup à ses amis, comme Ombeline, ou à ses protégés comme Preston ou Inna. Mais toute personne qui voulait ne serait-ce que toucher à un de leur cheveux devrait faire face à la personne que j'étais vraiment. Un manipulateur sadique, sans remords et sans limite, prêt à détruire toute une vie sans se soucier des dommages collatéraux pour avoir touché à un cheveux d'une personne que j'aimais. Et j'adorais ma nièce. « Je m'attendais pas à te revoir un jour… » Et je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Je n'avais jamais été présent. Que ce soit lors de mon exil ou du sien. Je m'étais isolé dès mes 20 ans. J'étais allé dans cette ville, fuyant les responsabilités. Et quand la fuite nous réussissait, on regardait rarement ce qu'on laissait derrière soit. C'était assez égoïste, mais profondément humain. « Oui, je comprends... Je... » Je n'avais jamais été doué pour les moments pleins d'émotions. Les émotions fortes et moi... ça faisait deux. Les sensations fortes, ça je connaissais et je maîtrisais. Mais les émotions fortes... ça sous-entendait que j'avais un coeurs. Et je n'aimais pas tant que ça cette idée. « Je suis désolé... De ne pas avoir été là. »Je n'avais pas vraiment besoin de détailler plus. Je n'allais pas me justifier. J'avais eu toutes les raisons du monde de ne pas être là. Certes, si je pouvais changer les choses, je le ferai. Mais je ne l'avais pas fait. Je n'avais pas réellement d'excuse et aucune justification suffirait à expliquer mon absence. Je me contentais alors de m'excuser. De mon absence. C'était la seule chose que je pouvais faire. Même s'il n'était pas dans mes habitudes de reconnaître mes torts. « Tu n'es plus seule maintenant. » Cette phrase en sous-entendait beaucoup d'autres. Comme le fait que je ne la laisserai pas tomber, qu'elle pouvait compter sur moi, que la famille ne pourrait rien lui faire tant que je serais là, que je le soutenais dans cette épreuve. Je lui aurai bien fait un câlin pour renforcer l'instant, mais la séquence était suffisamment charger en émotion. J'étais quelqu'un de très pudique en somme. Je préférais les actes concrets ou des paroles sensées à ce genre de marques d'affection. De plus, ça ne ferait que la mettre mal à l'aise. Alors que je voulais la faire se sentir forte, pas lui montrer de la pitié. Car finalement, forte, il fallait l'être pour défier sa famille. Les faibles étaient ceux qui rentraient dans le rang alors que ça ne convenait pas. Les forts déviaient et en assumaient les conséquences. Peu importe à quel point elle pouvait être au fond et se sentir faible. Dans les faits, elle était bien plus forte qu'elle ne pouvait l'imaginer.  
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le Lun 15 Jan - 22:43



hello, it's me

J'avais plus de choses à vous dire, mais quand j'vois vos gueules d'enculés bouffies, j'arrive qu'à m'demander si y'a assez d'porcs sur Terre pour vous nourrir. J'aimerais finir en disant qu'peu importe les sourires, il a suffit d'un p'tit héritage pour qu'on voie vos vrais visages.

Ca te faisait tellement étrange, de te retrouver là, face à lui. Tu pensais pas revoir quelqu’un de ta famille en dehors de tes frère et sœur, pas depuis le procès. Mais Gabriel, il faut dire que tu l’avais un peu oublié. Dans le sens où tu ne pensais pas que, certes, il n’était pas tout à fait comme les autres Griffin, mais qu’il allait tout de même faire en sorte de te retrouver. Tu le savais du genre à ne pas avoir un réel attachement pour la famille, donc pour toi, s’était logique que tu faisais partie du lot, même si il avait tenu à toi et était également à part. On ne changeait pas une nature, et tu lui en voulais pas spécialement de ne pas s’être soucié de toi. T’avais pris l’habitude de ne pas avoir de famille, alors ça ne te touchais pas vraiment qu’il n’ai pas continué de faire partie de ta vie après ton exil. Alors t’as été surprise, lorsqu’il balbutiait ces mots, visiblement aussi perdu que toi dans cette situation. Tu relevais la tête, lorsqu’il s’excusait. Il était grand, noir, vêtu de noir, tout comme toi. S’était dur de ne pas comprendre que vous étiez de la même famille. Car tout les deux, vous aviez également cette difficulté à gérer des situations émotives. Tellement pudiques et… Coincés. Et tu ne pouvais que l’excuser, parce que pour toi, qu’il vienne jusqu’à ta porte, rien que pour te parler, sans avoir comme objectif de t’insulter, te juger ou te prendre ta maison, s’était déjà quelque chose d’énorme, de la part d’un Griffin. Et puis, il t’avait manqué, tu n’avais que des bons souvenirs de lui. Comment le haïr ? Il était fidèle à lui-même, c’est tout. Tout comme toi, tu n’avais pas cherché à le trouver non plus, au final. Vous étiez les mêmes, alors pourquoi se cracher dessus ?

Tu savais pas vraiment quoi lui répondre, toujours aussi perdue et sous le choc, t’avais juste réussi à dire ces quelques mots, la voix basse, presque murmuré : « C’est pas grave, c’est… » Il n’avait peut-être pas entendu, tant ta voix était basse, et qu’en plus tu baissais le regard, regardant plutôt sa cravate ou sa chemise, car il t’avait dit : « Tu n'es plus seule maintenant. » Ces paroles, s’était comme si on venait de te donner un coup dans la poitrine. Mais pas un coup douloureux, non, le genre de coup de jus qui faisait repartir ton cœur. T’avais pas pu t’empêcher de lâcher un court rire nerveux, tant tu t’y attendais pas. Tu contrôlais plus rien, tant il venait de te toucher droit au cœur. T’avais tellement besoin qu’on te dise ça, que quelqu’un de ta famille te le dise. Ca t’avais fait l’effet d’une bombe. Tu te mettais à te dandiner devant lui, le regard fuyant, à tourner la tête partout sauf face à lui, tu te retenais, tu te retenais, mais s’était pas possible. Vu ta journée, ton cœur était trop sensible pour ne rien laisser paraître, alors t’avais versé une larme. Puis une autre. Tu serrais les dents, tellement fort, mais t’arrivais pas à te retenir de pleurer devant lui, alors tu te cachais comme tu pouvais, la main sur tes yeux. La main tremblante. Mais t’as su vite te calmer, malgré quelques larmes que tu n’arrivais pas à retenir. Tu soufflais pour te calmer, les yeux rouges et brillants de larmes, tellement tremblante, secouée. « Pardon. Pardon, je… Pardon. » S’était bien la première fois que tu pleurais devant quelqu’un depuis le début de ta dépression, toi qui avais réussi à être si forte jusqu’à maintenant. Mais aujourd’hui, t’étais trop à vif pour continuer de résister, t’étais aussi faible qu’un pauvre chaton. Parce que t’en pouvais plus de supporter toute ces merdes. Alors que là, le Diable de la famille se présentait face à toi comme un ange, tu pouvais pas contrôler cette joie que tu ressentais, ces paroles qui étaient allé jusque ton cœur. Finalement, tu réussissais à arrêter tes larmes, passant ta main sur tes yeux pour sécher tes larmes. Heureusement, t’étais pas maquillée, toi qui comptais ne pas sortir. Mais tu le fuyais du regard, un peu honteuse de t’être emballée d’un coup comme ça. Qu’on te voit pleurer de cette manière. « Tu… Tu veux entrer.. ? » Tu finis par rouvrir la porte derrière toi, reniflant comme une enfant. T’espérais qu’il allait accepter, t’avais envie d’en savoir plus sur lui, ce qu’il était devenu et comment il gérait votre famille de tordus. Peut-être qu’il était exilé lui aussi vu son libre arbitre comparé à eux ? T’étais curieuse de savoir tout ça. Reste à espérer qu’il accepte de rentrer chez toi.

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le Mar 16 Jan - 16:55

Gabriel
FT. Luna
Hello, it's me.

My family is my strength and my weakness.
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle se mette à pleurer devant moi. Avais-je fait quelque chose de mal ? Avais-je eu les mauvais mots ? Peut-être que j'avais rouvert une plaie à vif. Après tout, que je sois là alors que son propre père ne l'était pas... C'était assez ironique. Je comprenais que la situation était insupportable pour elle. J'avais sans doute été égoïste en venant. Elle s'en sortait probablement mieux sans sa famille. Enfin... Un regard vers ma nièce suffisait à réfuter cette hypothèse. Elle était fatiguée et maigre. Elle avait besoin d'aide. Mais pas forcément de la mienne. Après tout que pouvais-je faire pour elle ? Elle restait encore une enfant. On n'était pas sérieux à 23 ans. Ni même à 25 en réalité. On ne devenait sérieux qu'à trente ans. Là, on acceptait de ne plus être jeune et d'avancer. Déjà que moi à 39 ans je n'étais pas vraiment adulte... Je n'avais presque pas de responsabilité. Alors aider Luna dans les siennes ? Je pouvais aider les gens quand ils avaient besoin d'argent, de sexe, ou d'un emploi voire d'un lieu ou dormir. Toutefois, quand il s'agissait de choses plus profondes comme de sentiments, d'engagement, j'étais perdu. Je ne savais pas où j'en étais. Comment est-ce qu'on consolait une enfant qui pleurait ? Comment est-ce qu'on rendait heureuse une femme sans la séduire ? Je n'avais jamais appris ça. Je n'avais appris qu'à plaire, à séduire, à tenter. Jamais je n'avais appris à lutter contre les démons des autres. Les miens, je les avais acceptés. Je vivais de mes démons. Ceux qui me poussaient à la décadence pour me faire oublier ma solitude. Pouvais-je aider Luna à combattre ses démons en étant moi-même un ? C'était peu probable. En la voyant elle me rappelait tout ça. Tout ce que j'avais échoué. Ma famille, ma solitude. A 39 ans je n'avais ni femme ni enfant... Et pourtant elle me ressemblait la petite. Tout aurait été plus simple si elle avait été mon enfant. J'aurais paniqué, j'aurais foiré. Mais moins que son père. Je l'aurais moins fait souffrir. Je l'aurais même peut-être rendu heureuse. Mais la vie était mal faite. Pour elle comme pour moi. « Pardon. Pardon, je… Pardon. » Je soupirai. Je n'étais pas fait pour consoler les gens. Je n'avais pas vraiment le mode d'emploi. En général quand une fille pleurait, je la mettais sur mon lit, je lui disais quelques mots doux, puis je la mettais dans mon lit. Technique à éviter avec les membres de sa famille.

« Tu sais Luna... Quand j'avais douze ans, ton grand-père, dans une crise de colère, avait dit qu'il y avait eu un échange à la maternité. Selon lui, je ne pouvais être l'engeance que d'une catin avec un bouc. Il était sûr, alors que je n'étais qu'un enfant, que j'étais la punition de ses péchés. » Je ricanai à se souvenir. J'avais rétorqué alors à mon père que je préférais être l'enfant d'une catin et d'un bouc, plutôt que d'être comme mes frères, le fils d'une chèvre fécondée par une hyène. Mon père était devenu rouge, m'envoyant dans ma chambre. Il n'avait pas eu besoin de force, le regard fier j'y étais allé fièrement. Et avant de disparaître de son champ de vision, j'avais précisé que je ne savais pas encore qui de lui ou mère était la chèvre. « Et une fois dans ma chambre, malgré toute ma fierté et mon orgueil, je me suis mis à fondre en larme... Je n'avais jamais autant pleuré. » Le pire c'était que ce n'était pas ce jour-là où j'avais perdu tout espoir de rapprochement, j'y croyais encore. Puis vinrent mes seize ans... Tout changea à ce moment. Je n'avais jamais vraiment été banni de la famille. Que ce soit à mes douze ou à mes seize ans. On avait essayé de me bannir, avant Luna, à mes vingt ans, mais ils n'avaient pas réussi. J'étais devenu plus malin qu'eux. J'étais devenu d'une certaine façon pire qu'eux. Car pour battre la brute, la fayot et le truand, il fallait réussir à être les trois à la fois.  Je n'avais jamais brutalisé quelqu'un physiquement, mais je savais pertinemment avoir brutalisé mon père quand j'avais fait surgir cette vieille affaire qui m'avait sauvé de l'exil. J'avais été plus qu'hypocrite lors des dîners de famille devant des invités pour mieux couler la réputation des Griffin. Et enfin, je n'avais pas hésité à extorquer de l'argent à mon père pour bâtir mes hôtels. J'avais gagné la partie, en y laissant une partie de mon âme. En y laissant mon humanité. J'espérais que cela n'arrive jamais à ma nièce. Elle valait mieux que ça, mieux que moi. « Tout ça pour dire que... C'est humain de pleurer. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de faible. Cela fait de toi quelqu'un d'humain. Et ça c'est peut-être ta plus grande qualité. » Sous-entendu comparé à tous les autres Griffin, moi compris. « Tu… Tu veux entrer.. ? » Je lui souris tendrement. « C'est pour ça que je suis là, non ? »
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le Jeu 18 Jan - 18:47



hello, it's me

J'avais plus de choses à vous dire, mais quand j'vois vos gueules d'enculés bouffies, j'arrive qu'à m'demander si y'a assez d'porcs sur Terre pour vous nourrir. J'aimerais finir en disant qu'peu importe les sourires, il a suffit d'un p'tit héritage pour qu'on voie vos vrais visages.

Tu te sentais mal, t’avais honte aussi. T’aimais pas qu’on te voie aussi faible, fragile. Et même si il était un membre de famille, t’avais ce sentiment. Parce qu’au final, vu la relation que tu avais avec ta famille, il était en quelque sorte un inconnu qui t’avait connu en étant gamine, c’est tout. Rien ne vous reliait, à part le sang, du moins pour l’instant, alors t’étais mal de le retrouver avec tes larmes. Qu’il ai ce premier contact avec toi en voyant une petite-fille pareille. C’est pourquoi tu serrais le poing discrètement tandis que ton autre main essuyait en vitesse tes larmes, faisant de ton mieux pour les effacer, malgré tes yeux brillants et rouges. Et tu l’écoutais, tout en te battant avec tes yeux. Il te racontait cette histoire entre lui et ton grand-père, ce vieux crouton insupportable et imbu de sa personne dont tu te souvenais bien, car il était toujours le premier lors des repas de famille à demander quand est-ce que tu allais te marier et lui pondre des descendants. Cette question te répugnait à chaque fois, car non seulement il te posait cette question lorsque tu étais encore mineure, mais aussi parce que tu te savais gay et qu’il était hors de question que ton utérus serve à ça un jour. Tu te rendais compte dans ce que te racontait ton oncle, que lui aussi, avait eu un père ignoble avec son propre enfant, et en avait souffert. Il a été comme toi, à souffrir et espérer que tout ça allait s’arranger, qu’il y avait tout de même de l’amour au fond de toute cette haine et dégoût. Mais non, vous étiez désormais l’une face à l’autre, tout deux jeté de cette famille de monstres. « Tout ça pour dire que... C'est humain de pleurer. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de faible. Cela fait de toi quelqu'un d'humain. Et ça c'est peut-être ta plus grande qualité. » Tu finissais par esquisser un petit sourire en coin à cela, touchée. Il avait raison, fallait que t’arrête de te voir comme une gamine et une faible lorsque tu versais une larme, parce qu’au final, s’était humain, et tu l’étais, contrairement à ta famille qui elle n’a jamais versé une seule larme de tout ce temps que tu avais vécu avec eux. S’était eux, les démons.

T’avais eu un peu peur qu’il refuse ta proposition, qu’en voyant la personne que tu étais devenue, il partirait. Parce que tu n’avais rien à voir avec cette jeune fille qu’il avait connu, et que tu n’avais plus rien de cette petite boule de joie que tu étais avant. T’étais larmoyante et trop maigre, sans oublier avec cette canne qu’il n’avait pas encore découvert. Mais il te souriait, et il acceptait. « C'est pour ça que je suis là, non ? » Tu reconnaissais bien la façon de parler des Griffin malgré tout, mais faut dire que toi aussi, t’en avait gardé un petit peu. T’aurais pas été capable, comme lui, de répondre un simple oui. Vous aviez une façon de parler droite et polie, un peu à broder, comme de la poésie. Mais tu ne voyais pas ça comme mauvais, s’était plutôt beau et original, et ça te permettait de pondre de jolies paroles pour ton groupe, et aussi de charmer les jeunes femmes.
Tu le faisais entrer, un peu timide. Ca te faisait vraiment bizarre toute cette histoire, qui aurait cru que t’allais faire entrer ton oncle dans ta maison un jour ? C’est pourquoi tu ne savais pas vraiment comment t’y prendre. Alors tu fermais la porte derrière lui, et tu regardais autour de toi, un peu paumée. « Tu… Tu veux visiter ? » Malgré la façade de ta maison, l'intérieur était plutôt moderne. Sauf le couloir et la deuxième chambre au rez-de-chaussée que tu avais réaménagée en salle de musique avec tes garçons. Tes grands-parents n'avaient pas eu l'argent pour rénover ces parties et tu trouvais que ce style bois et ancien donnait un certain charme, et ça t'inspirait dans tes compositions. Quant aux autres pièces, elles étaient plus modernes. Tu pouvais pas le cacher, si la maison était du genre vieillot à sentir le sapin, tu l'aurais revendue pour te trouver un appart. Mais heureusement, ta grand-mère était plutôt du genre à se mettre à la page. Mais il y avait cette salle particulière, ancienne mais à la mode. A la gauche de ton oncle, il y avait deux portes en vitraux dorés, aux motifs de fleurs et de branches. C’est la première pièce où tu l’avais fait entrer, car elle était magnifique, et s’était là que tu passais le plus clair de tes journées. S’était une pièce à vivre immense, qui faisait toute la longueur de la maison avec une baie vitrée au bout. Cette pièce était tellement sublime que tu ne l’avait pas du tout réaménagé, tu l’avais laissé comme tel, y installant seulement tes meubles à toi. Face à vous, il y avait un grand tapis, des fauteuils et une table basse, et à côté, au bout de la pièce, un sublime piano noir. C’est ici que tu voulais l’inviter à boire quelque chose, c’est pourquoi tu l’avais d’abord amené ici. Et tu désignais le piano de ta main. « Tu vois… J’ai pas perdu la main. » En effet, pour acheter un tel piano, c’est que t’aimais toujours autant cet instrument, que le grand homme à côté de toi t’avais appris lorsque tu étais si jeune. Alors tu lui souriais, timidement, tes larmes enfin séchées.

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