It's a new day, it's a new life. [Lilwenn ♥]

le Dim 3 Déc - 20:31

Who cares if one more light goes out?
Well I do


C'était une belle journée ensoleillée à Wellington, bien qu'un léger vent apportait une touche de fraicheur. Bérénice s'était réveillée à 11h58, ce qui lui donnait une étrange satisfaction puisque ce n'était pas midi. Secouant sa tête devant tant  de laisser aller, elle décida qu'il était temps de prendre un petit déjeuner composé d'un grand verre de jus d'orange et d'un bol de chocapics. Venu le moment de s'habiller, à 15h07, elle se retrouva face au problème que chaque femme à déjà rencontrer une fois dans sa vie : "Je n'ai plus rien à me mettre !". Elle fini par dénicher un vieux jean noir artistiquement déchiré ainsi qu'une chemise à col lavallière, noir elle aussi. Cette fin d'après midi sera sous le signe du shopping. Après tout elle allait bientôt être une respectable professeure de littérature, il lui fallait des choses convenables à porter. Enfilant ses Docs Martens jaune ainsi qu'un perfecto en cuir, elle claqua la porte de son appartement devant les yeux abasourdis du pauvre matou Vicken.

4 Sachets de shopping pleins a craquer, l'équivalent du PIB du Burkina Faso dépensé et 3h plus tard, Bérénice est entrain de marcher tranquillement dans la rue, direction son coffee shop préféré quand soudain... Le ciel s'ouvre et se déchaine. C'est comme si la totalité de l'eau de notre chère Terre s'était déversée d'un seul coup sur Wellington. Voyant au bout de l'horizon l'enseigne lumineuse du magnifique et glorieux coffee shop, un joli visage vert vous voyez, Bérénice se trouva face au choix le plus cornélien de sa vie : Continuer sa marche sous la pluie et l'orage, les bras chargés de environ quinze kilogrammes de vêtements ou se réfugier dans le magasin le plus proche ? Le grondement sonore d'un orage fini par la décidé : Magasin le plus proche ce sera.

Poussant doucement la porte d'une petite boutique discrète, Bérénice se retrouva dans un mélange de friperie et de bric à brac. Ce magasin devait être une sorte de Salle sur Demande, il suffit juste de penser assez fort à ce que vous rechercher pour le voir apparaitre sous vos yeux. Un parapluie serait une bonne idée, là. Accio parapluie. Raté. Ce magasin doit être équipé d'un quelconque sortilège anti-magie. Pour combler le tout, il semble totalement déserté et les rayons sont remplis. Soit, allons y a la force des bras et de la conviction.  Avançant lentement dans les rayons en faisant particulièrement attention de ne rien renverser avec  son chargement de quinze kilos, Bérénice s'émerveille tour à tour devant un livre de 1899, une robe qui semble être une authentique robe des années folles et des horreurs plus modernes des années 70.  Mais pas un seul parapluie. C'est à ce moment qu'en plus son téléphone décide de tomber de sa poche, plus de peur que de mal heureusement. Se baissant pour le ramasser, Bérénice s'aperçoit avec effroi qu'elle a laisser une longue trace d'eau de plus derrière et autour d'elle. Un petit "merde" en français s'échappe des lèvres de Bérénice avant qu'elle ne relève soudainement la tête pour se retrouver face à une personne. Une jeune femme, elle doit avoir l'âge de Bérénice, la trentaine tout au plus, mais ses traits sont tirés et elle semble las et fatiguée. Ça doit être le visage de chaque personne qui vie en fauteuil roulant, qui doit chaque jours se retrouver face au visage à la fois indifférent et rempli de pitié des gens. Ça doit être le visage de chaque personne qui doit au quotidien se batailler contre les bâtiments et les situations inadaptés. Le rouge lui montant aux joues, Bérénice se rend compte qu'elle a fixé la jeune femme du regard peut être un peu trop longtemps, ce regard rempli de pitié. Déduisant qu'elle devait probablement travailler ici puisqu'elle était la seule autre âme dans ce magasin, Bérénice s’éclaircit la gorge et demande gentiment :

"Eum je suis vraiment désolée, je cherchais un parapluie. Vous pourriez m'aider ?"
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Bérénice Metanova
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le Lun 18 Déc - 17:08

C’est une nouvelle journée qui commence mais Lilwenn a mal de partout, y compris dans ses jambes alors qu’elle ne ressent rien. Des douleurs fantômes comme disent les médecins. Fuck, ils ne savent pas ce qu’ils disent, elle a mal de partout et personne ne peut être sa place et ressentir les choses. Elle sait ce qu’elle dit. Difficilement, elle fait son rituel du matin. Elle qui d’habitude y arrive sans trop de problème, elle a l’habitude maintenant il faut dire, galère vraiment. En général, quand elle a des douleurs comme ça un peu partout dans le corps et sur ses cicatrices cela signifie qu’il va pleuvoir. Elle soupire et file jusqu’à son magasin où elle ouvre la porte avant de s’engouffrer à l’intérieur. Elle vérifie que tout est bien en place, que tout est bien là avant d’ouvrir son magasin. Il n’est pas encore très bien connu de la population de Wellington mais il a son petit succès parce qu’on y trouve un peu de tout sauf de la nourriture. On y trouve des déguisements, des jouets, des peluches, des vêtements. Bref, un bric-à-brac/friperie. Ce n’est pas son métier premier, son métier de rêve mais au moins, elle tient la route et elle peut penser à autre chose qu’à son handicap.

Quelques clients viennent et elle en reconnait certains qui viennent de temps en temps et d’autres qui sont des clients réguliers. Elle les salut tous poliment, sans trop en faire mais sans paraître trop froide. Elle reste dans son rôle de professionnelle et aide quand un client lui demande de l’aide. Elle encaisse, elle salut, ils repartent. C’est ainsi. Ils n’entrent pas dans sa vie, elle n’entre pas dans la leur et ça lui convient très bien ainsi. Dit comme ça, ça peut paraître froid mais en fait Lilwenn n’a aucunement envie que des gens voient la laideur de son cœur. Elle fuit son pays natal pour cela après tout … Soudain, le tonnerre frappe et un éclair zèbre le ciel faisant sursauter Lilwenn sur son fauteuil. Elle encaisse rapidement les clients avant que ceux-ci ne décampent. La pluie commence alors à tomber et elle est seule dans son magasin. Elle hausse les épaules. C’est souvent ainsi quand il pleut de toute façon alors … La pluie est intense et elle grimace, elle va avoir du mal à se lever demain matin.

Alors qu’elle range un peu son magasin, elle entend la clochette de l’entrer faire du bruit et elle se tourne légèrement. C’est une jeune fille trempée jusqu’aux os qui regarde tout autour d’elle. Lilwenn n’a jamais vu cette personne et elle la regarde faire jusqu’à ce qu’elle se décide à avancer jusqu’à elle. La personne fait tomber son portable et Lilwenn peut voir que la demoiselle n’est pas venue seule … Elle est venue avec sa traînée d’eau … Dommage … La jeune femme l’observe longtemps et Lilwenn serre ses roues plus fortement pour ne pas lui parler de façon un peu trop impulsive. Elle déteste être regardée de la sorte. Elle n’est pas un rat de laboratoire ! « Bonjour Mademoiselle. » dit-elle un peu plus crispée qu’elle ne l’aurait voulu : « Ne vous inquiétez pas pour ça. Les parapluies sont au fond du magasin mais vous devriez peut-être vous changez avant, vous allez attraper froid. » Elle lui montre les cabines qui sont tout prêt de la caisse enregistreuse, l’invitant ainsi à y entrer si cela lui allait. Bon bien sûr il faut que ses sacs qu’elle a contienne des vêtements … Et si c’est le cas alors, ils vont être tout aussi trempée qu’elle-même elle suppose. « Prenez votre temps, je reviens. » Elle file alors dans une pièce interdite au public pour revenir assez rapidement avec deux grandes serviettes qu’elle donne à la jeune femme lorsqu’elle la retrouve. « Pour que vous puissiez vous séchez un peu. » Si ça avait été elle à sa place, elle aurait aimé ce genre de choses. « Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas. » Finalement Lilwenn se cache derrière une carapace mais elle n’est pas si méchante que ça dans le fond …



[HRP : Je suis vraiment désolée pour la longue attente de la réponse ]
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le Lun 1 Jan - 14:05

Où trouverais-je la force d'aimer ? Il me reste au moins celle de haïr. Cela vaut mieux que de ne rien sentir.


Lorsque vous n'êtes pas quotidiennement face à une personne en situation de handicap, lorsque personne de votre famille n'est touché, vous ne savez pas comment réagir. Vous voulez être gentil, et aider, mais c'est rarement ce que la personne en face de vous veut. Et vous ne pouvez pas vous empêcher de fixer, longuement, cherchant les bons mots, la bonne expression, essayant de ne pas avoir pitié alors que forcément, vous l'avez. Bérénice n'avait jamais vraiment connu quelqu'un dans cette situation. Elle avait beaucoup voyager, rencontrer beaucoup de personnalités importantes de ce monde, mais elle avait toujours vécu dans ce petit cocon hors du monde, avec toujours les mêmes employés. A la Sorbonne, elle avait eu les mêmes amis pendant presque dix ans et aucun n'était en fauteuil roulant. De toute façon, elle côtoyait davantage les livres que les humains, mais les livres ne vous apprennent pas la vie. Ils vous apprennent tout au plus comment la fuir. Bérénice avait donc fixer la jeune femme un peu trop longtemps, à la recherche des bons mots qu'elle n'avait pas trouver, à la recherche de quelque chose à dire ou a faire pour enlever cette gène entre elles. Mais elle n'avait rien trouver d'autre que de bredouiller qu'elle était à la recherche d'un parapluie. Ce qui était vrai après tout. Elle voulait un parapluie pour pouvoir rentrer chez elle, un café chaud à la main, et se réfugier au fond de son lit, Vicken ronronnant dans ses bras. Wellington était une ville magnifique mais le fait de connaitre rien de la ville et personne à part une ancienne connaissance de l'université était pesant. Elle aurait pu aller dans un bar ou n'importe quel autre endroit de la ville pour rencontrer quelqu'un si elle n'était pas aussi timide et si elle n'oubliait pas tous les mots que son cerveau connait face à quelqu'un.  C'était fatiguant.

Bérénice remarque immédiatement les mains crispées de la jeune femme sur les roues de son fauteuil et ne peut s'empêcher de se sentir coupable. Elle lui répond presque froidement un bonjour mademoiselle, puis lui indique où se trouvent les tant désirés parapluie avant d'ajouter qu'elle devrait peut être se changer d'abord. Ce qui était une bonne idée étant donné la trainée d'eau qu'elle avait laisser derrière elle dans le magasin. Bérénice se dirige donc vers les cabines d'essayage et sors un pull en laine noir ainsi qu'un nouveau jean, pas artistiquement déchiré cette fois, noir lui aussi. La majorité de ses habits étaient de cette couleur et c'était d'une morosité déprimante. Ses Docs avaient tenu le coup et avaient protégé ses pieds, elle décida donc des les ré-enfiler. Son perfecto en cuir fut échanger avec une sublime parka imperméable jaune qu'elle avait trouvée soldée au fond d'un magasin du centre commerciale. Pourquoi elle n'avait pas tout de suite penser à le mettre lui était maintenant un mystère. La dame du magasin revient ensuite avec deux grandes serviettes qu'elle lui tend pour qu'elle puisse se sécher. Bérénice les prend délicatement en murmurant un franc "Merci beaucoup" avant de se sécher les cheveux qui étaient devenu un semblant de queue de rat ainsi que ses mains et son visage qui malgré le changement d'habits n'étaient pas secs.

Elle se retrouvait donc face à cette femme qui lui proposait son aide si elle avait besoin en se sentant franchement mal à l'aise. Bérénice avait fait irruption dans son petit monde qui devait être son havre de paix, lui avait probablement rappeler (si on peut l'oublier) qu'elle est en fauteuil roulant, avait mis de l'eau dans la moitié des rayons, puis avait profiter de ses cabines d'essayage pour se changer. Le rouge lui montant fortement aux joues, Bérénice avait bafoué un petit "Je ne pense que tout est bon maintenant, merci encore..." mais elle ne voulait pas rentrer, pas maintenant. Elle ne voulait pas que cette rencontre se finisse sur une note aussi amère. Lâchant un petit soupire, Bérénice repose ses sacs de course sur le sol et dit d'un air gêné "Mais je pense profiter encore un peu de votre hospitalité en attendant au moins que l'orage se calme. Ca me terrifie, l'orage..." Et c'était vrai. Petite, elle se mettait à pleurer au moindre coup de tonnerre. Tout en nouant ses cheveux asséchés dans un chignon elle demanda à la jeune femme "Je suis désolée de vous importuner encore, mais j'ai l'impression que vous avez un léger accent français. Est-ce que vous venez de France ou y avez habiter ?" La France représentait tellement de choses pour Bérénice. C'était son pays de naissance, le berceau de son mouvement de littérature et de nombreux de ses auteurs préférés, et surtout c'était son pays d'adoption, celui qui lui avait pour la première fois donner l'impression d'être arrivée au bout du voyage, d'être en paix.


[HRP : Tu es excusée puisque je ne suis pas meilleure ]

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J'ai aucune chance qu'elle disait:
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J'prends la pose :

Bérénice Metanova
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